
L'Union européenne a confirmé jeudi des sanctions visant quatre entités et trois individus impliqués dans des violences contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée, à la suite d'un accord politique des Vingt-Sept, selon un communiqué du Conseil de l'UE.
Sanctions ciblant plusieurs organisations
L'Union européenne a décidé de geler les avoirs de ces entités et individus sur son territoire, tout en leur interdisant formellement l'accès au sol européen, selon les termes précis du Conseil. Cette décision concerne notamment l'organisation Nachala et sa directrice Daniella Weiss, accusées d'avoir encouragé et facilité des actes de violence ayant directement conduit au déplacement forcé de populations palestiniennes.
Par ailleurs, l'ONG israélienne Regavim et son directeur Meir Deutsch figurent également sur cette liste restrictive, tandis que l'association Hashomer Yosh et son dirigeant Avichai Suissa, ainsi que l'organisation Amana, complètent le panel des visés par Bruxelles. Ces différentes structures ont été sanctionnées pour avoir orchestré des abus systématiques et graves contre les Palestiniens ou fait pression en faveur de la destruction de leurs propriétés, selon le communiqué officiel du Conseil de l'Union.
Réaction du Premier ministre israélien
Blocage hongrois levé
Toutefois, l'adoption formelle de ces sanctions était restée bloquée depuis plusieurs mois par un veto systématique de la Hongrie dirigée par Viktor Orban. La victoire électorale de Peter Magyar aux législatives du 12 avril dans ce pays membre a permis de débloquer la situation et d'aboutir à un accord politique unanime parmi les Vingt-Sept, conduisant à cette décision formelle jeudi à Bruxelles.
Contexte de violences en Cisjordanie
Ces mesures restrictives interviennent dans un contexte d'escalade sans précédent des violences en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis juin 1967, où les tensions ont particulièrement explosé depuis le déclenchement de la guerre à Gaza.
Pour rappel, au moins 1 073 Palestiniens ont trouvé la mort dans ce territoire depuis lors, selon un bilan établi par l'AFP à partir des données officielles de l'Autorité palestinienne. Ce décompte inclut de nombreux combattants mais également beaucoup de civils non armés, tués par des soldats de l'armée israélienne ou par des colons.









