La France inculpe un professeur pour espionnage présumé au profit de la Chine

La rédaction avec
16:0215/01/2026, jeudi
MAJ: 15/01/2026, jeudi
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Selon le parquet, l’enseignant‑chercheur est soupçonné d’avoir "fait pénétrer des membres d’une délégation chinoise dans des zones interdites, dont la sensibilité avait été mentionnée comme très importante"
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Selon le parquet, l’enseignant‑chercheur est soupçonné d’avoir "fait pénétrer des membres d’une délégation chinoise dans des zones interdites, dont la sensibilité avait été mentionnée comme très importante"

Un professeur d’université à Bordeaux a été mis en examen le 16 décembre 2025 en France pour des faits présumés d’ingérence au profit de la Chine, a annoncé jeudi la justice française, confirmant des informations déjà relayées par des médias spécialisés dans le domaine universitaire.

Ce chercheur de l’Institut d’ingénierie et de mécanique de Bordeaux (rattaché à l’Institut polytechnique de Bordeaux) est poursuivi par le parquet de Paris pour
"livraison d’information à une puissance étrangère"
,
"intelligence avec une puissance étrangère"
et
"complicité d’intrusion dans un local ou terrain clos intéressant la défense nationale"
, a indiqué le ministère public. Ces infractions sont passibles de peines de prison et d’amendes.

Selon le parquet, l’enseignant‑chercheur est soupçonné d’avoir
"fait pénétrer des membres d’une délégation chinoise dans des zones interdites, dont la sensibilité avait été mentionnée comme très importante"
, ce qui a motivé cette mise en examen. L’institut bordelais est partiellement classé en
"zone à régime restrictif"
depuis 2019 pour protéger des savoir‑faire scientifiques et techniques jugés stratégiques.

Le professeur, qui travaille en mathématiques appliquées à Bordeaux, a été laissé libre sous contrôle judiciaire. Son avocat, Me Gérard Danglade, n’a pas souhaité commenter l’affaire, réservant ses déclarations à la phase d’instruction, selon des sources judiciaires.


La Chine dénonce


L’enquête avait été ouverte en janvier 2024 par la section protection des libertés fondamentales du parquet de Paris, saisie par le SGDSN (Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale)
"à la suite d’un rapport d’incident de la défense nationale"
lié à l’université de Bordeaux, a précisé le parquet.

Une information judiciaire est en cours sous la direction d’un juge d’instruction, avec des auditions et perquisitions ayant eu lieu en février 2025.

À Pékin, des responsables chinois ont critiqué les
"allégations d’espionnage"
visant des citoyens ou collaborateurs chinois à l’étranger, affirmant que ces accusations sont souvent exagérées ou infondées, sans commenter les détails de cette affaire spécifique.

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