Les prix du pétrole prolongent leurs gains alors que les tensions autour d'Ormuz s'intensifient

La rédaction avec
11:494/03/2026, mercredi
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Cette photographie montre un navire de guerre français (à gauche) naviguant près du navire de sauvetage "The Minck" (à droite) alors que des migrants tentent de monter à bord d'un bateau de passeurs pour traverser la Manche au large de la plage de Gravelines, dans le nord de la France, le 3 mars 2026.
Crédit Photo : SAMEER AL-DOUMY / AFP
Cette photographie montre un navire de guerre français (à gauche) naviguant près du navire de sauvetage "The Minck" (à droite) alors que des migrants tentent de monter à bord d'un bateau de passeurs pour traverser la Manche au large de la plage de Gravelines, dans le nord de la France, le 3 mars 2026.

Les prix du pétrole ont maintenu leur trajectoire haussière mercredi, les tensions croissantes au Moyen-Orient ayant accentué les craintes d'approvisionnement liées aux perturbations des expéditions par le détroit d'Ormuz et aux exportations dans la région.

Le baril de Brent, référence internationale, s'échangeait à 83,14 dollars à 10h00 heure locale (07h00 GMT), en hausse de 3,4% par rapport à la clôture précédente de 80,37 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, progressait de 3,5% à 76,17 dollars, contre 73,58 dollars lors de la session précédente.

Après que les États-Unis et Israël ont lancé des attaques contre l'Iran le 28 février, malgré les négociations en cours entre Téhéran et Washington, le général de brigade Ebrahim Jabbari, conseiller du commandant en chef des Gardiens de la révolution iraniens, a déclaré tard le 2 mars que les navires ne seraient pas autorisés à transiter par le détroit d'Ormuz, avertissant que tout navire tentant de le traverser serait pris pour cible.

Implication de la Marine américaine

Cette déclaration, qui concerne un détroit par lequel transite environ un quart du commerce pétrolier mondial, a ravivé les craintes sur l'approvisionnement énergétique mondial et provoqué de vives turbulences sur les marchés.

Le ministère irakien du Pétrole a également annoncé lundi avoir décidé de suspendre la production pétrolière dans le champ de Rumaila à Bassora, à la suite de la décision iranienne de fermer le détroit d'Ormuz.

Par ailleurs, le président américain Donald Trump a déclaré avoir donné des instructions pour que des assurances contre les risques politiques et des garanties soient fournies à un coût raisonnable afin d'assurer la sécurité financière de l'ensemble du commerce maritime transitant par le Golfe, en particulier les expéditions d'énergie.

Il a ajouté que la Marine américaine pourrait commencer à escorter les pétroliers transitant par le détroit d'Ormuz si nécessaire.

Inflation

Les marchés se concentrent également sur les craintes que le conflit au Moyen-Orient puisse peser sur le commerce mondial et raviver les pressions inflationnistes.

Les analystes avertissent que la hausse des prix de l'énergie pourrait alimenter l'inflation et compliquer davantage les décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui est restée prudente face aux hausses de prix découlant des droits de douane.

Le président de la Fed de Minneapolis, Neel Kashkari, a indiqué qu'il était trop tôt pour évaluer l'impact du conflit sur l'inflation, tandis que le président de la Fed de New York, John Williams, a noté que des baisses de taux supplémentaires pourraient être envisagées si l'inflation continue de se modérer.


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