Panot critique violemment la position de la France après la prise de la forteresse de Beaufort par l’armée israélienne

La rédaction avec
10:493/06/2026, mercredi
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Mathilde Panot (au centre), présidente du groupe parlementaire "La France Insoumise - Nouveau Front Populaire", réagit alors qu'elle quitte la salle avec des membres de son groupe lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 2 juin 2026.
Crédit Photo : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Mathilde Panot (au centre), présidente du groupe parlementaire "La France Insoumise - Nouveau Front Populaire", réagit alors qu'elle quitte la salle avec des membres de son groupe lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 2 juin 2026.

La présidente du groupe parlementaire de La France insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale française, Mathilde Panot, a estimé mardi que la prise de la forteresse de Beaufort par l’armée israélienne constituait une "violence extrême", reprochant à la France et à plusieurs pays occidentaux de permettre à Israël de poursuivre ses opérations à Gaza et au Liban.

Réagissant au déploiement de soldats israéliens sur le site historique du château de Beaufort, dans le sud du Liban, où le drapeau israélien a de nouveau été hissé, la députée a souligné lors du point de presse hebdomadaire de son parti à l'Assemblée, que cette forteresse bénéficiait d’une protection renforcée au regard du droit international.

"C’est un haut lieu stratégique et historique auquel l’ONU avait accordé une protection renforcée"
, a déclaré Mathilde Panot, rappelant que le site avait servi de base aux forces israéliennes durant l’occupation du sud du Liban jusqu’en 2000.
"Le consentement de la France et de nombreux pays occidentaux au génocide toujours en cours à Gaza permet aujourd’hui à Benyamin Netanyahou de poursuivre sa fuite en avant et ses violations du droit international"
, a notamment déploré la cheffe des députés LFI.

Extension en Palestine occupée

La responsable de gauche a également dénoncé l’absence de mesures françaises contre Israël, citant notamment l’absence d’embargo sur les armes, de sanctions économiques et commerciales ou encore le maintien des relations diplomatiques.

Mathilde Panot a par ailleurs évoqué les récentes annonces du gouvernement israélien concernant l’extension de ses opérations dans la bande de Gaza ainsi que la création d’une base militaire en Palestine occupée, qualifiant ces projets de nouvelles violations du droit international.

Ces déclarations interviennent alors que depuis le 2 mars, Israël mène une vaste campagne militaire au Liban qui a fait 3 371 morts et 10 129 blessés, selon les chiffres officiels libanais.

Le conflit a également provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes, d’après les autorités libanaises.


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