
Lors d'un colloque organisé à l'Assemblée nationale, Benjamin Fiorini, secrétaire général de Jurdi, a accusé la France de manquer à ses obligations internationales concernant Gaza. Il rappelle que la Cour internationale de justice a reconnu un risque plausible de génocide dans deux ordonnances rendues en 2024. Selon l'association, Paris n'a pris aucune mesure de prévention prévue par la Convention de 1948, notamment en matière de sanctions ou de suspension des livraisons d'armes. Jurdi a saisi le Conseil d'État afin de faire constater ce manquement.
Selon Benjamin Fiorini, la Convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide impose aux États signataires d'agir dès lors qu'un risque plausible de génocide est identifié. Il a rappelé que la Cour internationale de justice (CIJ) a reconnu un tel risque à Gaza à travers deux ordonnances rendues en janvier et avril 2024.
Jurdi dénonce l'inaction de la France
Lors de son intervention, le responsable de Jurdi a estimé que les autorités françaises n'avaient pris aucune des mesures exigées par le droit international. Il a notamment souligné que les dirigeants français ont refusé de qualifier publiquement la situation à Gaza de risque génocidaire.
L'association reproche également à Paris de ne pas avoir adopté de sanctions économiques ou individuelles contre les responsables israéliens visés par les accusations, tout en poursuivant les exportations d'armes vers Israël.
Une procédure engagée devant le Conseil d'État
Face à ce qu'elle considère comme un manquement aux engagements internationaux de la France, l'association Jurdi a saisi le Conseil d'État.
L'objectif de cette démarche est d'obtenir la reconnaissance officielle d'un manquement de l'État français à son obligation conventionnelle de prévenir le crime de génocide, telle qu'elle découle de la Convention de 1948 et de la jurisprudence internationale récente concernant Gaza.











