
Au moins 21 personnes ont été tuées dans une attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), affiliés au groupe terroriste Daech, dans la localité de Ngadi, près de Beni, dans la province du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), selon des médias locaux.
À la suite de cette attaque survenue dimanche, des dizaines d'habitants ont défilé dans les rues de Beni avec les corps de leurs proches pour dénoncer l'insécurité persistante et ce qu'ils considèrent comme l'incapacité des autorités à protéger les civils.
Des responsables locaux et des organisations de la société civile dénoncent régulièrement l'inefficacité des dispositifs sécuritaires face aux attaques répétées contre les populations civiles.
Vigilance
Selon la société civile de Beni, ce nouveau massacre aurait pu être évité suite aux alertes lancées avant l'attaque.
Les autorités locales ont appelé les habitants à faire preuve de vigilance, notamment en évitant les zones forestières où les combattants des ADF sont actifs.
Cette attaque s'inscrit dans une série de violences récentes ayant touché les territoires de Beni, Mambasa et Irumu.
Originaires d'Ouganda, les ADF sont un groupe armé actif dans l'est de la RDC depuis les années 1990. Le groupe a prêté allégeance à Daech en 2019 et est tenu responsable de nombreuses attaques contre les civils dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri.











