
Le ministère irakien de l’Électricité a annoncé, samedi, la reprise des approvisionnements en gaz iranien après une interruption de trois jours provoquée par des frappes israéliennes visant les installations de South Pars, en Iran.
Il a précisé que les quantités sont rétablies progressivement afin de soutenir le système électrique national et d’améliorer les performances des centrales de production.
Par ailleurs, Moussa a expliqué que les centrales électriques avaient été affectées par la suspension temporaire des flux de gaz iranien, consécutive aux frappes israéliennes menées mercredi contre le champ gazier de South Pars en Iran.
Il a ajouté que le ministère avait eu recours à des solutions alternatives durant cette interruption, notamment en réaffectant les ressources nationales en gaz à certaines centrales et en coordonnant avec le ministère du Pétrole pour fournir gaz et pétrole, tandis que les stations de transmission assuraient le maintien de l’approvisionnement en électricité.
Mercredi, le ministère avait annoncé l’arrêt des livraisons de gaz iranien, entraînant une baisse significative de la production électrique, avec environ 3 100 mégawatts mis hors service.
L’Iran dispose de 43 champs gaziers, dont South Pars, le plus grand champ de gaz naturel au monde. Celui-ci est partagé avec le Qatar, où il est connu sous le nom de North Field.
L’Irak dépend fortement du gaz iranien pour faire fonctionner ses centrales électriques, notamment dans le sud du pays, ce qui le rend vulnérable aux fluctuations d’approvisionnement. L’Iran fournit environ 50 millions de mètres cubes de gaz par jour, couvrant près d’un tiers des besoins de l’Irak et permettant la production d’environ 6 000 mégawatts d’électricité.













