Macron convoque un nouveau Conseil de défense sur fond de tensions au Moyen-Orient

La rédaction avec
10:4317/03/2026, الثلاثاء
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Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors d'une conférence de presse conjointe avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky (absent de la photo), à l'issue de discussions axées sur le soutien apporté par la France et ses partenaires européens pour aider l'Ukraine à se défendre, ainsi que sur les moyens d'intensifier la pression sur la Russie, à l'Élysée, à Paris, le 13 mars 2026.
Crédit Photo : LUDOVIC MARIN / POOL / AFP
Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors d'une conférence de presse conjointe avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky (absent de la photo), à l'issue de discussions axées sur le soutien apporté par la France et ses partenaires européens pour aider l'Ukraine à se défendre, ainsi que sur les moyens d'intensifier la pression sur la Russie, à l'Élysée, à Paris, le 13 mars 2026.

Le président français Emmanuel Macron convoque ce mardi après-midi un nouveau Conseil de défense et de sécurité nationale "sur la situation en Iran et au Moyen-Orient", a annoncé l’Élysée.

Cette réunion, qui rassemble les principaux ministres et responsables chargés des questions de sécurité, intervient alors que le président américain Donald Trump presse Paris de répondre favorablement à une demande d’appui pour sécuriser le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique pour le transport mondial de pétrole.

Aucune décision n’a, à ce stade, été rendue publique avant cette nouvelle réunion.

Elle se tient également dans un contexte d’intensification des hostilités dans la région, marquées notamment par la poursuite de frappes israéliennes en Iran et contre le Hezbollah au Liban, ainsi que par une multiplication d’attaques en Irak.

Le président israélien Isaac Herzog a, de son côté, appelé les pays européens à soutenir les efforts visant à neutraliser le Hezbollah, allié de l’Iran, tandis que la France a proposé de faciliter des discussions directes entre le Liban et Israël afin d’éviter une déstabilisation accrue du pays.

Depuis le début de l’escalade, Paris a multiplié les initiatives diplomatiques et sécuritaires. Le 28 février, la France a demandé la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, appelant à une désescalade immédiate et à la reprise des négociations sur le programme nucléaire iranien.

Les risques pesant sur le territoire national

Lors de cette séquence, la France a également engagé la procédure dite de "snapback", prévue par la résolution 2231, afin de permettre le rétablissement de sanctions internationales en cas de manquement aux engagements nucléaires iraniens.

Dès le 1er mars, Emmanuel Macron avait réuni un second Conseil de défense en moins de 48 heures, annonçant un rehaussement de la posture militaire française et un renforcement de l’accompagnement défensif auprès de partenaires régionaux, notamment dans le Golfe.

Ces décisions incluent également un suivi renforcé de la situation
"heure par heure"
, un examen des dispositifs de protection des ressortissants français, des personnels diplomatiques et militaires, ainsi que la préparation d’éventuelles opérations de rapatriement en fonction de l’évolution des conditions sécuritaires.

Les autorités françaises ont par ailleurs pris en compte les risques pesant sur le territoire national ainsi que les conséquences économiques du conflit, notamment sur les marchés de l’énergie et les échanges internationaux, dans un contexte de tensions accrues dans le détroit d’Ormuz.​​​​​​​


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