Crédit Photo : LIONEL BONAVENTURE / AFP
Les candidats à la mairie de Toulouse de la formation de gauche «La Gauche Unie», François Briancon (au centre-droit), et de La France Insoumise (LFI), François Piquemal (au centre-gauche), posent aux côtés des membres de leur liste après une conférence de presse commune organisée à l'issue du premier tour des élections municipales de 2026 à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, le 16 mars 2026.
Les appels à l’union de la gauche se multiplient en France au lendemain du premier tour des élections municipales, alors que les négociations entre socialistes et insoumis restent tendues dans plusieurs grandes villes, notamment à Paris, Marseille et Nantes.
À Paris, une action citoyenne s’est tenue ce lundi en début d’après-midi devant le quartier général de campagne du candidat socialiste Emmanuel Grégoire, afin de réclamer une alliance de la gauche en vue du second tour.
Organisé à l’initiative de Victoires Populaires Paris et Paris Collectif, le sit-in vise à appeler à un rassemblement rapide pour empêcher un basculement de la capitale à droite.
"Aujourd’hui, une évidence s’impose : la gauche doit s’unir pour gagner (…) Sans union, Paris peut basculer à droite, voire ouvrir la voie à l’extrême droite après 25 ans à gauche"
, ont écrit les deux organisations dans un communiqué relayé par le journal français Le Parisien, lançant également au candidat socialiste :
À Marseille, LFI dénonce un refus de front commun
À Marseille, la tension est montée d’un cran après le dépôt par le maire sortant Benoît Payan d’une liste sans aucun candidat de La France insoumise (LFI).
Le candidat insoumis Sébastien Delogu, qualifié pour le second tour, a dénoncé une décision
, estimant que le maire sortant
"refuse tout front commun pour battre l’extrême droite"
dans une ville où le candidat du Rassemblement national (RN), Franck Allisio, a recueilli 35 % des suffrages et talonne Benoît Payan.
"Cette position est irresponsable. Jamais nous ne laisserons les clés de Marseille au Rassemblement national"
, a martelé Sébastien Delogu dans une vidéo publiée sur X.
Quelques minutes plus tard, Jean-Luc Mélenchon a lui aussi vivement critiqué le choix du maire sortant, dénonçant sur le même réseau social
"la consternante irresponsabilité arrogante de Benoît Payan".
"Il préfère le risque de l’extrême droite à la fusion technique avec LFI. Marseille ne peut le supporter"
, a ajouté le leader insoumis.
A Nantes, les discussions butent sur le rapport de force du premier tour
À Nantes, aucun accord n’a encore été trouvé entre la maire sortante socialiste Johanna Rolland, arrivée en tête avec 35,24 % des voix, et la liste LFI conduite par William Aucant, créditée de 11,20 % et donc en mesure de se maintenir au second tour.
Sur la plateforme sociale X, William Aucant a indiqué que les équipes des deux camps se sont rencontrées depuis lundi pour tenter de trouver un terrain d’entente.
"Depuis hier, nos équipes ont rencontré celles de Johanna Rolland pour chercher un accord pour le second tour. Un désaccord demeure : le respect du résultat du premier tour"
, a-t-il écrit.
Le candidat insoumis a toutefois assuré rester
"déterminé à construire un front antifasciste pour battre la droite extrémisée"
.
Des tractations décisives avant le second tour
Ces nouvelles tensions illustrent les difficultés persistantes de la gauche à bâtir des alliances locales malgré les appels répétés à faire barrage à la droite et à l’extrême droite dans plusieurs grandes villes.
Alors que la date butoir pour le dépôt des listes pour le second tour est fixée au mardi à 18H (heure de Paris), les tractations apparaissent décisives, alors que l’issue de plusieurs scrutins urbains majeurs pourrait dépendre de la capacité, ou non, des formations de gauche à surmonter leurs divisions.
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