
Le collectif SOS Périscolaire sera reçu lundi à l’Élysée par deux conseillers du président Emmanuel Macron, ont indiqué les médias français.
Les représentantes rencontreront Gilles Halbout, chargé de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, et William Elman, chargé du sport, de la vie associative et de la solidarité.
L’après-midi, le collectif sera reçu par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray.
Plusieurs agents suspendus après des suspicions de violences sexuelles ou physiques
Le collectif réclame également une harmonisation des pratiques de recrutement, de formation, de signalement des violences et de contrôle des animateurs, actuellement disparates selon les villes et les temps d’accueil (matin, pause méridienne, soir ou mercredis).
Le 10 mars, un animateur du 15e arrondissement a fait l’objet de trois plaintes pour viol sur mineurs, alors qu’il avait été transféré dans cette école après des faits de violences psychologiques signalés dans une autre école.
Rattacher tout le périscolaire à un ministère
Le collectif critique le manque de suivi des rapports antérieurs : un rapport de 2015 de l’inspection générale de la ville de Paris formulait 50 préconisations, restées sans effet, et le plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles annoncé en novembre 2025 contenait seulement 60 % des mesures proposées par SOS Périscolaire, selon Élisabeth Guthmann.
Les représentantes souhaitent que tout le périscolaire relève d’un ministère, idéalement celui de l’Éducation nationale ou de la Jeunesse et des Sports, pour garantir un taux minimal d’encadrement, des formations et des contrôles réguliers.
Elles demandent également l’extension au périscolaire du dispositif Signal Sport pour remonter immédiatement les problèmes.












