
L’épidémie de rougeole au Bangladesh a fait 294 morts depuis mi-mars, dont 10 nouveaux décès enregistrés en 24 heures. Plus de 45 800 cas ont été recensés, avec une propagation dans 91% du territoire. Dhaka reste l’épicentre de la crise. Les autorités sanitaires font face à une pénurie de tests, tandis que des millions d’enfants ont été vaccinés en urgence. Selon l’OMS, cette flambée est liée à une baisse de la couverture vaccinale après une rupture de stocks entre 2024 et 2025.
L’épidémie de rougeole au Bangladesh continue de s’aggraver. Dix enfants supplémentaires sont morts, ont annoncé dimanche les autorités sanitaires, portant le bilan à 294 décès depuis la mi-mars.
Selon un bulletin de la Direction générale des services de santé, plus de 1 260 nouvelles infections ont été enregistrées en 24 heures. Le nombre total de cas dépasse désormais 45 800.
La capitale Dhaka concentre la situation la plus critique, avec 149 décès. De nombreux patients issus de zones rurales affluent vers la ville pour bénéficier de soins spécialisés, notamment d’équipements de maintien en vie.
Vaccination, pénuries et propagation massive
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que la rougeole s’est propagée dans 58 des 64 districts du pays, soit 91% du territoire, signalant une transmission généralisée.
Les autorités font également face à une grave pénurie de kits de dépistage, compliquant le suivi de l’épidémie.
Pour tenter d’endiguer la crise, le ministère de la Santé a lancé des campagnes de vaccination d’urgence. Depuis avril, plus de 16,23 millions d’enfants ont été vaccinés.
L’OMS attribue cette flambée à une baisse de la couverture vaccinale, liée notamment à une rupture de stocks de vaccins entre 2024 et 2025.
Une maladie hautement contagieuse et mortelle
La rougeole est une maladie virale extrêmement contagieuse qui touche principalement les enfants. Elle peut entraîner de graves complications, comme la pneumonie ou une inflammation du cerveau, pouvant être mortelles, en particulier chez les enfants non vaccinés ou souffrant de malnutrition.
Elle demeure l’une des principales causes de mortalité infantile évitable par la vaccination dans le monde.









