
Environ 8 000 corps palestiniens seraient encore ensevelis sous les décombres à Gaza, selon un responsable de l’ONU cité par Haaretz. Moins de 1 % des gravats ont été retirés, faute de moyens techniques suffisants. Le déblaiement pourrait durer jusqu’à sept ans. La guerre a détruit près de 90 % des infrastructures civiles. Le bilan dépasse 72 000 morts et 172 000 blessés. Malgré un cessez-le-feu signé en octobre, les violences persistent. La reconstruction est estimée à 70 milliards de dollars, dans un contexte humanitaire extrêmement dégradé.
Environ 8 000 corps palestiniens seraient encore ensevelis sous les décombres dans la bande de Gaza, où moins de 1 % des gravats ont été déblayés, selon un responsable de l’ONU cité par le quotidien israélien Haaretz.
D’après ce responsable du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le rythme extrêmement lent des opérations de déblaiement pourrait prolonger le processus jusqu’à sept ans. Des milliers de victimes restent piégées sous des bâtiments effondrés, tandis que les familles attendent toujours de pouvoir récupérer et enterrer leurs proches.
Déblaiement quasi à l’arrêt dans la bande de Gaza
Les estimations reposent sur les données de la défense civile palestinienne, qui alerte sur un manque critique d’équipements et de moyens humains. Cette pénurie ralentit considérablement les opérations dans un territoire largement détruit.
Depuis le début de la guerre, près de 90 % des infrastructures civiles de Gaza ont été détruites, selon les évaluations internationales. Les zones urbaines les plus densément peuplées sont aujourd’hui réduites à l’état de ruines, compliquant davantage les recherches.
Un bilan humain et matériel sans précédent
Selon le ministère de la Santé à Gaza, les violations quotidiennes du cessez-le-feu signé en octobre dernier ont fait 828 morts et 2 342 blessés supplémentaires.
Au total, plus de 72 000 Palestiniens ont été tués et 172 000 blessés en deux ans de guerre. Face à l’ampleur des destructions, les Nations unies estiment le coût de la reconstruction à environ 70 milliards de dollars.
La situation humanitaire reste critique, alors que des milliers de familles vivent encore sans accès stable à l’eau, à l’électricité et aux soins médicaux.










