
Le président de la Fédération palestinienne de football, Jibril Rajoub, a refusant de serrer la main à son homologue israélien Bassem Sheikh Suleiman auprés du président de la FIFA, Gianni Infantino.
Le président de la Fédération palestinienne de football, Jibril Rajoub, a refusé de serrer la main à son homologue israélien lors d’une réunion de la FIFA, déclarant: "La dignité nationale n’est pas sujette au protocole."
L’incident s’est produit lorsque le président de la FIFA, Gianni Infantino, a invité Rajoub à saluer le vice-président de la Fédération israélienne de football, Bassem Sheikh Suleiman, lors du 76ᵉ Congrès de la FIFA à Vancouver, jeudi.
Par la suite, Rajoub a partagé une vidéo sur Facebook dans laquelle il a déclaré :
"Depuis la tribune de la FIFA, nous avons adopté une position claire et de principe en refusant de serrer la main au représentant de l’association israélienne."
Il a précisé qu’il s’agissait
"d’une affirmation que la dignité nationale n’est pas soumise aux considérations protocolaires, et par respect pour le sang sacré de notre peuple, y compris nos athlètes."
S’exprimant devant le congrès, Rajoub a indiqué que la Fédération palestinienne ferait appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) concernant la décision de la FIFA de ne pas agir face aux violations liées aux clubs israéliens implantés dans des colonies illégales.
Il a précisé qu’un recours officiel avait été déposé le 22 avril 2026, dans le but de
"rectifier la trajectoire"
et de garantir une application équitable des règles à toutes les associations, sans exception.
Rajoub a souligné que cette démarche ne vise pas la confrontation mais traduit le respect des procédures juridiques, ajoutant que la Fédération palestinienne
"n’a demandé que l’application équitable des règles, sans biais politique."
Il a affirmé que des clubs israéliens continuent de participer à des compétitions organisées par l’association israélienne sur des terres relevant de la Fédération palestinienne, sans son consentement, en violation des règlements de la FIFA, notamment ceux relatifs à l’intégrité territoriale des associations membres.
Rajoub a ajouté que la Commission disciplinaire de la FIFA avait identifié
"de graves violations"
contraires aux principes d’égalité et de non-discrimination, qualifiant la situation de
"défaillance systémique et de complicité institutionnelle."
Il a également indiqué que le Conseil de la FIFA avait décidé le 19 mars de ne pas donner suite à la proposition palestinienne, malgré une amende infligée à l’association israélienne au titre des dispositions anti-discrimination, évoquant une
"contradiction entre la reconnaissance des violations et l’absence de mesures dissuasives."
Selon lui, aucune évolution n’a été constatée sur le terrain : les clubs des colonies continuent de participer aux compétitions, parallèlement à ce qu’il décrit comme des pratiques discriminatoires dans le football israélien, incluant des activités
"réservées aux Israéliens"
, selon des rapports de défense des droits.
Rajoub a insisté sur le fait que la question ne relève ni d’un conflit politique ni de frontières, mais de l’application des règles de la FIFA, avertissant que permettre des compétitions sur le territoire d’une autre association sans son consentement
"crée un précédent dangereux"
susceptible d’affecter d’autres fédérations.
La communauté internationale et l’ONU considèrent la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, comme un territoire palestinien occupé et jugent les colonies israéliennes qui s’y trouvent illégales au regard du droit international.
En mars, la Commission disciplinaire de la FIFA a reconnu la Fédération israélienne de football coupable de multiples violations
"graves et systémiques"
liées à la discrimination, sans toutefois imposer de sanctions majeures.
La commission a estimé que la FIFA n’avait pas agi contre le racisme, avait toléré des messages politisés et militarisés, et avait permis l’exclusion de Palestiniens des infrastructures footballistiques situées dans les colonies en Cisjordanie occupée, qualifiant ces faits de
"complicité institutionnelle"
dans un système de ségrégation.
Malgré l’évaluation selon laquelle ces violations justifiaient des
"sanctions sévères et exemplaires"
, la FIFA s’est limitée à infliger une amende de 150 000 francs suisses (190 000 dollars) et à imposer l’affichage d’une bannière "Football Unites the World – No to Discrimination" lors de trois matchs à domicile.
La commission a également rejeté la demande de la Fédération palestinienne visant à exclure les clubs israéliens basés dans les territoires occupés des compétitions internationales, estimant que la question ne relevait pas de sa compétence.
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