
À l’approche du Mondial 2026, une vive polémique éclate aux États-Unis concernant les prix des transports publics vers les stades. Des trajets habituellement accessibles voient leurs tarifs multipliés par cinq, atteignant plus de 100 dollars. Les supporters dénoncent une exclusion économique, tandis que plusieurs responsables politiques exigent que la FIFA prenne en charge ces coûts. Alors que l’organisation pourrait générer des milliards, la question de l’accessibilité du tournoi devient centrale.
Des tarifs de transport explosifs pour le Mondial 2026
À quelques mois de la Coupe du monde 2026, une polémique enfle autour des prix des transports publics aux États-Unis. De nombreux supporters dénoncent une hausse spectaculaire des tarifs pour accéder aux stades.
Selon une enquête du média The Athletic, la compagnie New Jersey Transit envisage de facturer plus de 100 dollars (environ 85 euros) pour un trajet entre Penn Station, à Manhattan, et le MetLife Stadium, dans le New Jersey.
Un prix jugé exorbitant, alors que ce même aller-retour coûte habituellement 12,90 dollars (environ 11 euros).
À Boston, la situation est similaire. L’autorité des transports du Massachusetts a confirmé que les billets aller-retour vers le Gillette Stadium atteindraient 80 dollars (environ 68 euros), contre 20 dollars (environ 17 euros) en temps normal.
Une colère grandissante chez les supporters
Ces hausses tarifaires provoquent une vague d’indignation parmi les fans de football, notamment en Europe.
Pressions politiques sur la FIFA
Face à la polémique, plusieurs responsables politiques américains montent au créneau.
Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a appelé la FIFA à prendre en charge les frais de transport, rappelant que l’instance pourrait générer près de 11 milliards de dollars (environ 9,3 milliards d’euros) de revenus.
Des coûts logistiques avancés pour justifier les hausses
Selon les informations de la presse américaine, l’organisation des transports pour les huit matchs prévus dans le New Jersey coûterait environ 48 millions de dollars (soit près de 41 millions d’euros), notamment en raison des dispositifs de sécurité.
Au total, environ 100 millions de dollars (près de 85 millions d’euros) de fonds fédéraux ont été alloués aux villes hôtes pour couvrir les coûts du réseau de transport. Boston a ainsi reçu 8,7 millions de dollars (environ 7,4 millions d’euros), tandis que la région New York–New Jersey bénéficie de 10,4 millions de dollars (environ 8,8 millions d’euros).
À Los Angeles, en revanche, les autorités locales ont pris une décision opposée. L’agence de transport a annoncé qu’elle n’augmenterait pas ses tarifs habituels pour les trajets vers le SoFi Stadium, actuellement fixés à 3,50 dollars aller-retour (environ 3 euros).
Une image déjà fragilisée pour la FIFA
Cette controverse intervient alors que la FIFA est déjà critiquée pour les prix très élevés des billets des matchs du Mondial 2026.
Pour de nombreux observateurs, cette nouvelle polémique renforce l’idée d’un tournoi de plus en plus inaccessible pour les supporters traditionnels.
La France, tout comme l’Angleterre, disputera ses matchs de phase de groupes entre Boston et le New Jersey, des villes désormais au cœur de cette controverse.











