Téhéran évoque des "mesures de réciprocité" si les démarches pour obtenir des indemnisations de guerre n’aboutissent pas.
Un député iranien a averti que Iran pourrait recourir à des "mesures de réciprocité" si les efforts visant à obtenir des compensations de guerre par des voies juridiques et financières échouent.
Dans ce contexte, Alireza Salimi, membre du bureau de la présidence du Parlement, a déclaré dans un entretien accordé à l’agence de presse ICANA que l’Iran poursuivait une stratégie en plusieurs étapes pour réclamer des dommages, à la suite de ce qu’il a qualifié d’attaques menées par les États-Unis et Israël.
Par ailleurs, il a indiqué que l’indemnisation des dégâts causés aux infrastructures constituait une revendication clé, tout en soulignant que l’approche iranienne ne se limitait pas aux seules compensations financières.
À cet égard, Salimi a détaillé un plan en trois étapes, débutant par des actions en justice devant des institutions internationales afin de tenir
responsable.
Dans un second temps, si ces démarches s’avéraient inefficaces, il a précisé que l’Iran chercherait à récupérer les dommages en saisissant des avoirs liés aux parties jugées responsables.
Enfin,
"en dernière étape, si ni les actions juridiques ni la récupération d’actifs ne donnent de résultats, l’Iran recourra à des mesures de réciprocité pour imposer des coûts équivalents"
, a-t-il affirmé.
En outre, Salimi a estimé que les États-Unis devaient être considérés comme un
au regard du droit international, en raison de ce qu’il a décrit comme des violations de souveraineté sans autorisation.
Il a également ajouté que les pays autorisant l’utilisation de leur territoire ou de leur espace aérien pour mener des attaques pourraient être considérés comme complices et faire face à des poursuites judiciaires.
Mises en garde sur le plan maritime
Par ailleurs, le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que toute tentative d’imposer un blocus maritime ou des restrictions dans le golfe Persique constituerait une violation du droit international.
"De telles actions vont à l’encontre des intérêts des nations de la région ainsi que de la paix et de la stabilité mondiales, et sont vouées à l’échec"
, a-t-il affirmé dans un message à l’occasion de la Journée nationale du golfe Persique.
Dans la même dynamique, il a précisé qu’un projet législatif portant sur ces mesures se trouvait actuellement dans sa phase finale, après examen par la commission judiciaire du Parlement.
Par ailleurs, les États-Unis et Israël ont lancé une offensive conjointe contre l’Iran le 28 février, à laquelle Téhéran a répondu par des frappes visant Israël ainsi que d’autres pays de la région accueillant des installations américaines.
Au total, plus de 3 300 personnes ont été tuées avant l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu de deux semaines le 8 avril, à la suite d’une médiation menée par le Pakistan.
Dans ce contexte, les demandes d’indemnisation constituent un point majeur de désaccord dans les discussions entre Téhéran et Washington, l’Iran les considérant comme une condition essentielle à tout accord.
De son côté, le premier cycle de négociations, tenu à Islamabad, s’est achevé sans avancée notable.
Enfin, bien que le cessez-le-feu devait initialement expirer le 22 avril, le président américain Donald Trump a ensuite décidé unilatéralement de le prolonger pour une durée indéterminée, à la demande du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif et du chef de l’armée Asim Munir.
#Alireza Salimi
#États-Unis
#Iran
#Israël
#indemnisation guerre
#Massoud Pezeshkian
#golfe Persique
#Donald Trump
#Pakistan
#tensions Moyen-Orient