
Des citoyens se sont rassemblés devant les bureaux de la Radio Télévision de Serbie à Belgrade pour réclamer le boycott de l'Eurovision 2026. Ils estiment que la participation de leur pays à ce concours de la chanson, aux côtés d'Israël, constitue une complicité avec les actions menées contre les Palestiniens. Ce mouvement s'ajoute à une série de retraits annoncés par plusieurs nations européennes.
Rassemblement devant la télévision publique serbe
Des citoyens serbes se sont rassemblés mardi dans les rues de Belgrade pour réclamer l'exclusion d'Israël du Concours Eurovision de la chanson et exiger que leur pays renonce à y participer.
Devant les locaux de la Radio Télévision de Serbie, les manifestants ont dénoncé la présence israélienne, arguant qu'une participation serbe équivaudrait à valider les politiques menées contre les populations palestiniennes.
Le cortège a déployé nombre de drapeaux palestiniens pour symboliser son soutien à la cause palestinienne.
Exigences de retrait et de boycott
Les organisateurs ont pressé le gouvernement serbe de se désengager de la compétition musicale et ont sommé la chaîne publique RTS de renoncer à ses préparatifs.
Par voie de communiqué, les initiateurs du mouvement ont suggéré que les antennes serbes consacrent leur temps d'antenne à couvrir la situation à Gaza et en Cisjordanie plutôt que de diffuser le spectacle musical.
Mouvement de solidarité s'étendant en Europe
Cette mobilisation s'inscrit dans une dynamique continentale : la Slovénie, l'Espagne, les Pays-Bas, l'Irlande et l'Islande ont précédemment fait savoir qu'ils n'enverraient pas de candidats à l'édition 2026 du concours en raison de la présence de l'État hébreu.
La protestation belgradoise illustre la montée des tensions autour de l'événement culturel, de plus en plus perçu comme une plateforme de normalisation politique.











