
Une investigation est en cours concernant des accusations de discrimination raciale à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Des employés de la société Watch Over auraient été éloignés de leurs postes durant le tournage d'un reportage de TF1, le 7 août 2025, pour être remplacés par des agents à la peau claire.
Des faits survenus durant un tournage médiatique
L'affaire éclate suite aux révélations du Canard enchaîné concernant des événements survenus le 7 août 2025 sur le site de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. À l'occasion d'un reportage réalisé par la chaîne de télévision TF1, plusieurs agents de la société Watch Over, prestataire du groupe Aéroports de Paris, auraient été déplacés de leurs fonctions habituelles.
Choc et consternation parmi les salariés
Cette décision aurait provoqué une vive émotion au sein des équipes. Certains agents auraient versé des larmes face à cette situation qualifiée d'humiliante.
Procédures judiciaires et administratives
Face à la gravité des accusations, l'Inspection du travail a diligenté une enquête approfondie pour déterminer si les faits constituent une infraction pénale.
Parallèlement, une expertise indépendante a été commanditée, bien qu'aucun résultat n'ait été communiqué à ce jour. Le groupe Aéroports de Paris, propriétaire de l'infrastructure, a indiqué que ses investigations internes n'avaient pas révélé d'initiative discriminatoire de la part de ses sous-traitants.
Représailles alléguées et position de l'entreprise
La controverse s'épaissit avec l'évocation de mesures disciplinaires prises à l'encontre de plusieurs salariés ayant dénoncé ces pratiques. Certains auraient fait l'objet de licenciements ou de sanctions, une version des faits contestée par la direction de Watch Over.
Dans une déclaration évasive, l'entreprise se contente de rappeler que tout manquement aux engagements professionnels expose à des conséquences, sans reconnaître explicitement ou infirmer les agissements discriminatoires présumés.
Un climat social tendu
Cette affaire intervient dans une période marquée par une augmentation des actes et comportements discriminatoires sur le territoire français.
Les suites de l'enquête de l'administration du travail seront attentivement suivies par les organisations syndicales et les associations de défense des droits humains.











