Mali : Kidal passe sous contrôle de groupes armés après des attaques coordonnées

La rédaction avec
11:5028/04/2026, الثلاثاء
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Des rebelles touaregs du Front de libération de l'Azawad (FLA) à l'arrière de camionnettes à Kidal, le 26 avril 2026.
Crédit Photo : AFP /
Des rebelles touaregs du Front de libération de l'Azawad (FLA) à l'arrière de camionnettes à Kidal, le 26 avril 2026.

La ville de Kidal, dans le nord du Mali, est passée sous le contrôle de groupes armés à l’issue d’attaques coordonnées visant plusieurs positions stratégiques, dans un contexte de dégradation rapide de la situation sécuritaire, ont indiqué lundi des sources concordantes.

Ces opérations, menées simultanément dans plusieurs régions, ont également visé des zones proches de la capitale Bamako, notamment la ville de Kati, site militaire majeur. Les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé s’être repositionnées dans la localité d’Anéfis, dans la même région.

Le gouvernement de transition a confirmé la mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, tué lors d’une attaque à la voiture piégée contre sa résidence à Kati.

Selon un communiqué officiel, il a été blessé après des échanges de tirs avec les assaillants avant de succomber à ses blessures à l’hôpital. L’attaque a également causé d’autres victimes et la destruction partielle de bâtiments, dont un lieu de culte à proximité.

Le Premier ministre Abdoulaye Maïga a affirmé que les forces armées avaient
"neutralisé des centaines d’assaillants"
au cours des opérations de riposte, tout en appelant la population au calme et à ne pas céder à la panique.

Prise d'une ville stratégique

Dans la capitale Bamako, les activités ont repris lundi, bien que des dispositifs sécuritaires restent visibles, avec la présence de militaires et le maintien de mesures de vigilance.

Selon l’état-major, les attaques ont été
"coordonnées, simultanées et complexes"
, impliquant notamment l’utilisation de véhicules piégés, d’engins explosifs et de frappes indirectes contre des positions militaires.
Plusieurs groupes armés ont revendiqué ces opérations, qui ont permis la prise de contrôle de Kidal, ville stratégique du nord du pays. Cette localité avait été reprise par l’armée malienne en 2023 lors d’une offensive soutenue par des combattants étrangers affiliés à une structure paramilitaire russe.

Dans ce contexte, un retrait des forces alliées étrangères présentes à Kidal a été évoqué, tandis que les autorités maliennes indiquent poursuivre des opérations pour sécuriser le territoire.

Réactions

La Confédération des États du Sahel (AES) a dénoncé un
"complot"
derrière ces attaques, estimant qu’elles visaient à déstabiliser les institutions.

À l’international, plusieurs partenaires, dont la France, ont exprimé leur préoccupation face à la situation et condamné les violences visant des civils, appelant à un retour à la stabilité.

Dans ce contexte sécuritaire, les autorités ont renforcé les mesures de restriction, notamment avec l’instauration d’un couvre-feu de 30 jours dans la région de Koutiala, dans le sud du pays, limitant les déplacements nocturnes afin de soutenir les opérations de sécurité.

Le Mali est confronté depuis plus d’une décennie à une insécurité persistante liée à la présence de groupes armés dans plusieurs régions, dans un contexte marqué par la transition politique engagée depuis 2020.​​​​​​​


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