
Kiev et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement ont scellé un accord de 30 millions d'euros pour la première phase de réhabilitation du sarcophage de Tchernobyl. Cette initiative intervient après les dégâts causés par une attaque de drone russe en février 2025, alors que la communauté internationale s'est mobilisée lors d'une conférence dédiée à la sûreté nucléaire.
Cette enveloppe financière constituera la première tranche des travaux de réhabilitation du Nouveau confinement sécurisé érigé sur la centrale de Tchernobyl.
L'objectif consiste à prévenir toute émanation de substances radioactives provenant du site sinistré, symbole historique de la catastrophe nucléaire survenue il y a quarante ans.
Des dégâts évalués à 500 millions d'euros
Les autorités ukrainiennes estiment à près de 500 millions d'euros, soit 585 millions de dollars, le montant total nécessaire pour réparer et consolider la structure de confinement.
Cette évaluation fait suite à l'incident survenu dans la nuit du 14 février 2025, lorsqu'un appareil sans pilote aurait heurté l'installation provoquant un sinistre ayant duré plusieurs semaines.
L'enveloppe extérieure du sarcophage a subi des avaries significatives, bien qu'aucune contamination radioactive n'ait été détectée à l'extérieur. Moscou a démenti toute implication dans cet événement.
Soutien international et contributions additionnelles
Lors de la Conférence internationale sur la relance et la sûreté nucléaire de Tchernobyl, les partenaires internationaux ont annoncé des contributions initiales avoisinant les 100 millions d'euros, soit près de 117 millions de dollars.
Vingt-quatre États ont adopté une déclaration conjointe affirmant leur soutien aux efforts de mobilisation de ressources entrepris par Kiev. Le ministre ukrainien de l'Énergie, Denys Shmyhal, a précisé sur le réseau social X que ces fonds serviront exclusivement à la reconstruction du confinement et au renforcement de la sécurité nucléaire sur le territoire national.
Zaporijia au cœur des préoccupations
Parallèlement à ces annonces financières, le président Volodymyr Zelensky a rencontré Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), à l'occasion du quarantième anniversaire de la catastrophe.
Il a également évoqué les arrêts temporaires de certaines unités de production et la réduction de leur capacité, qualifiant ces mesures d'actions criminelles dont les conséquences pourraient s'avérer désastreuses.
La souveraineté énergétique en question
Le président Zelensky a insisté sur l'impérative nécessité de restituer la gestion de la centrale de Zaporijia à l'opérateur agréé et au régulateur nucléaire ukrainiens.
Cette revendication s'inscrit dans un contexte plus large de défense de l'intégrité territoriale et de la souveraineté énergétique du pays. Les discussions avec l'AIEA ont également porté sur les mécanismes de surveillance internationale indispensables pour garantir la stabilité des installations atomiques dans une zone de conflit.











