
Le Mali a été frappé par une vague d’attaques terroristes simultanées visant plusieurs villes, dont Bamako et Kati. Des bases militaires ont été ciblées, un hélicoptère abattu et des combats violents signalés dans plusieurs régions. Les autorités évoquent des groupes terroristes, notamment le JNIM, tandis que le FLA revendique des avancées dans le nord. Ces attaques interviennent dans un contexte politique tendu et révèlent une dégradation de la situation sécuritaire, désormais aux portes de la capitale.
Le Mali a été frappé samedi par une série d’attaques terroristes simultanées d’une ampleur rare, visant plusieurs sites militaires à travers le pays, dont la capitale Bamako.
Les combats ont éclaté dès l’aube à Bamako, Kati, Sévaré, ainsi que dans les régions du nord comme Gao et Kidal, révélant une coordination sur plusieurs centaines de kilomètres.
Bamako et Kati, épicentres des affrontements
Dans la capitale, des détonations et échanges de tirs ont été signalés près du camp militaire de Sénou, à proximité de l’aéroport international, ainsi que dans le district de Mamaribougou.
Malgré des affrontements sporadiques, une source policière a indiqué que l’aéroport restait sous contrôle des autorités, avec des patrouilles renforcées.
L’attaque la plus symbolique a visé Kati, centre névralgique du pouvoir militaire. La résidence du ministre de la Défense Sadio Camara aurait été endommagée, bien qu’il soit sorti indemne.
Dans le nord, un hélicoptère militaire aurait été abattu près de Gao, tandis que des groupes rebelles ont revendiqué des avancées territoriales à Kidal.
JNIM et FLA : deux menaces parallèles
Parallèlement, le Front de libération de l’Azawad (FLA), coalition rebelle dominée par des groupes touaregs, affirme avoir pris le contrôle de plusieurs positions stratégiques dans le nord.
Ces deux acteurs poursuivent des objectifs distincts, mais leur simultanéité suggère une pression coordonnée sur les forces maliennes.
Une offensive dans un contexte politique tendu
Ces attaques surviennent dans un climat de tensions croissantes. Depuis 2025, le Mali fait face à un blocus imposé par le JNIM autour de Bamako, aggravant les pénuries et la hausse des prix.
La prolongation du mandat du président de transition Assimi Goïta jusqu’en 2030, accompagnée du report des élections et de la dissolution des partis politiques, a renforcé l’isolement du pays.
Après le retrait des forces françaises et de la mission de l’ONU (MINUSMA), Bamako s’est tourné vers un soutien militaire russe. Malgré certains gains, la situation sécuritaire reste instable.
Une crise sécuritaire qui s’étend jusqu’à la capitale
Les attaques de samedi marquent une évolution inquiétante: les violences ne se limitent plus aux zones reculées, mais atteignent désormais les abords de la capitale.
À Bamako et Kati, la population est restée confinée, tandis que les activités économiques ont été perturbées.
Une contre-offensive militaire est attendue dans les prochains jours, avec un risque d’escalade et de nouvelles violences.









