
Le ministre algérien des Affaires étrangères Ahmed Attaf a condamné fermement les récentes attaques terroristes sur le sol malien, tout en appelant au renforcement de la cohésion nationale dans ce pays frère. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions diplomatiques graves entre les deux nations voisines, marquées récemment par la destruction d'un drone malien par l'armée algérienne.
Déclaration solennelle du chef de la diplomatie algérienne
Le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a présenté ce lundi la position officielle d'Alger lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue bosnien.
Il a réaffirmé l'engagement de son pays en faveur de l'intégrité territoriale du Mali ainsi que de l'unité de ses institutions et de son peuple. Cette prise de position constitue la première réaction formelle du gouvernement algérien suite aux assauts coordonnés ayant visé plusieurs localités maliennes durant le week-end écoulé.
Contexte des violences jihadistes meurtrières
Les opérations offensives simultanées survenues samedi ont été revendiquées par le groupe terroriste JNIM ainsi que par le Front de libération de l'Azawad (FLA).
Parmi les victimes civiles et militaires figure le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, décédé lors d'un attentat suicide perpétré contre sa résidence personnelle. Ces violences ont suscité l'inquiétude de la communauté internationale face à la résurgence des menaces sécuritaires dans la région du Sahel.
L'expérience historique comme fondement de la position
Ahmed Attaf a souligné que l'Algérie rejette absolument toute forme de terrorisme, quelle qu'en soit la justification ou les motivations invoquées.
Cette tragédie nationale explique la fermeté actuelle d'Alger face aux groupes armés opérant dans la bande sahélienne.
Appel à l'unité nationale comme rempart
Au-delà de la simple condamnation, la diplomatie algérienne exhorte les autorités de Bamako à renforcer l'unité nationale pour faire face aux organisations extrémistes.
Tensions persistantes entre capitales
Ces déclarations interviennent dans un climat de défiance grave entre Alger et Bamako. Depuis plusieurs mois, les relations bilatérales sont au plus bas, exacerbées par la destruction nocturne d'un drone militaire malien par la défense aérienne algérienne fin mars 2025.
Si les autorités maliennes dénoncent une violation de leur souveraineté aérienne, Alger justifie son intervention par des manœuvres hostiles et des intrusions répétées dans son espace aérien, aggravant la crise diplomatique régionale.
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