
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a promis jeudi de "tirer toutes les conséquences" après la fuite massive de données ayant frappé l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), tandis qu’un mineur de 15 ans a été placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête.
Sébastien Lecornu a également annoncé qu’il se rendrait dans l’après-midi dans les locaux de l’ANTS afin d’exiger une révision des procédures de protection numérique de l’État.
Selon plusieurs médias français, le suspect est entendu par les enquêteurs spécialisés en cybercriminalité pour son implication présumée dans la diffusion ou l’exploitation des données dérobées.
Une reprise en main politique
L’ANTS, rebaptisée France Titres, avait signalé le 15 avril un incident de sécurité informatique avant que le ministère de l’Intérieur ne confirme quelques jours plus tard l’ampleur de la compromission. Les autorités évoquent près de 12 millions de comptes touchés, tandis que jusqu’à 18 millions de lignes de données ont été proposées à la vente sur des forums cybercriminels à la mi-avril.
Face à la multiplication des cyberattaques contre des administrations et opérateurs publics depuis plusieurs mois, le déplacement du Premier ministre à l’ANTS doit donner lieu à un briefing avec les responsables de l’agence et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), avant un point presse attendu en fin de journée.
L’exécutif cherche ainsi à afficher une reprise en main politique d’un dossier devenu emblématique des vulnérabilités numériques de l’administration française.










