
L’Égypte a annoncé la découverte d’un nouveau gisement de gaz naturel dans le delta du Nil, capable de produire 50 millions de mètres cubes par jour. Exploité avec Eni et BP, ce projet s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la production nationale et attirer les investissements étrangers. Cette découverte intervient alors que Le Caire prévoit de rembourser ses dettes envers ses partenaires énergétiques, consolidant ainsi sa crédibilité internationale dans un secteur gazier en pleine expansion.
L’Égypte a annoncé la découverte d’un nouveau gisement de gaz naturel dans le delta du Nil, renforçant ses ambitions énergétiques et son attractivité pour les investisseurs étrangers.
Selon un communiqué du ministère égyptien du Pétrole et des Ressources minérales, ce gisement a été identifié à la suite de travaux de forage dans le puits "Nidoco N-2". Ce nouveau site disposerait d’une capacité de production estimée à 50 millions de mètres cubes par jour.
Une capacité stratégique
Les autorités précisent que ce gisement sera exploité en partenariat avec les groupes énergétiques internationaux Eni et BP. Cette collaboration illustre la volonté du Caire de consolider ses partenariats stratégiques dans le secteur énergétique.
Le ministre du Pétrole, Kerim Badaoui, a souligné que cette découverte intervient dans un contexte de hausse de la production nationale. Il a également indiqué que l’Égypte prévoit de rembourser l’ensemble de ses dettes envers ses partenaires étrangers d’ici fin juin.
Un secteur gazier en pleine expansion
Cette nouvelle découverte s’inscrit dans une dynamique de développement du secteur gazier égyptien. En 2015, Eni avait déjà identifié le gigantesque gisement de Zohr en Méditerranée.
De son côté, BP a lancé en 2021 la production de gaz sur le champ Raven, dans le cadre du projet du delta occidental du Nil. Ce projet comprend plusieurs champs majeurs, notamment Taurus et Libra, mis en service en 2017, ainsi que Giza et Fayoum, opérationnels depuis 2019.
La découverte du gisement Nidoco N-2 pourrait ainsi consolider la position de l’Égypte comme acteur clé du gaz naturel en Méditerranée orientale, dans un contexte de forte demande énergétique mondiale.









