
Israël et les États-Unis intensifient leur coordination militaire face à l’Iran. Des échanges entre Eyal Zamir et le commandement du CENTCOM portent sur de possibles frappes ciblées. Des infrastructures stratégiques iraniennes pourraient être visées en cas d’escalade. Washington envisage aussi une frappe limitée pour peser sur les négociations nucléaires. Cette dynamique intervient malgré un cessez-le-feu fragile instauré en avril après plusieurs semaines d’affrontements. Les discussions engagées au Pakistan n’ont pas permis de parvenir à un accord durable entre les parties.
Le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, multiplie les échanges avec le commandement central américain (CENTCOM) au sujet de possibles opérations militaires contre l’Iran, selon un média israélien.
Vers de nouvelles frappes ciblées
Le rapport indique que l’armée israélienne se prépare à une possible escalade. Des évaluations internes évoquent des frappes visant des infrastructures stratégiques. Les réseaux énergétiques et les axes routiers figurent parmi les cibles potentielles.
Dans le même temps, les forces israéliennes renforcent leur dispositif défensif. Elles maintiennent un niveau d’alerte élevé face à un risque de reprise des hostilités.
Selon la même source, les États-Unis envisagent également une frappe limitée sur le territoire iranien. L’objectif serait de pousser Téhéran à conclure un accord sur son programme nucléaire. Aucune décision finale n’a toutefois été prise.
Un cessez-le-feu fragile
La coordination entre Washington et Tel-Aviv inclut aussi la surveillance des efforts iraniens pour reconstruire ses installations. De futures frappes pourraient viser des sites énergétiques, des aciéries ou encore des réserves pétrolières et gazières.
Les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran le 28 février. Téhéran a riposté contre des alliés américains dans le Golfe et a fermé le détroit d’Ormuz.
Un cessez-le-feu a été annoncé le 8 avril grâce à une médiation du Pakistan. Des discussions ont suivi à Islamabad les 11 et 12 avril, sans aboutir à un accord.
Le président américain Donald Trump a ensuite prolongé unilatéralement la trêve, sans fixer d’échéance, à la demande du Pakistan.









