Frappes israéliennes au Liban: un mort et huit blessés

La rédaction avec
17:153/05/2026, Pazar
MAJ: 3/05/2026, Pazar
AFP
Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait un mort et huit blessés, dont des secouristes.
Crédit Photo : AFP / AFP
Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait un mort et huit blessés, dont des secouristes.

Israël a mené dimanche des frappes dans le sud du Liban, faisant un mort et huit blessés, dont quatre secouristes, selon le ministère de la Santé. Ces attaques surviennent malgré la trêve conclue avec le Hezbollah le 17 avril. Des frappes ont visé Arabsalim et Srifa, touchant notamment une structure médicale. Beyrouth dénonce une violation du droit international. Israël maintient ses avertissements dans la zone frontalière, tandis que le Hezbollah rejette toute négociation. La situation reste explosive malgré les tentatives de médiation.

Israël a mené dimanche de nouvelles frappes dans le sud du Liban, faisant un mort et huit blessés, dont quatre secouristes, selon le ministère libanais de la Santé. Ces attaques interviennent malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril entre Israël et le Hezbollah.

Selon les autorités sanitaires libanaises, une frappe sur la localité d’Arabsalim a causé la mort d’une personne et blessé trois autres, dont un enfant. Une autre frappe à Srifa a fait cinq blessés, dont quatre secouristes du Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah. L’attaque s’est produite à proximité d’un centre médical.

Le ministère a dénoncé une violation du droit international humanitaire. Il a affirmé qu’il se produit
"exactement le contraire"
des dispositions de l’article 19 de la Convention de Genève, qui impose la protection des structures médicales en zone de conflit.

Tensions persistantes


Avant les frappes, l’armée d'occupation israélienne avait lancé des appels
"urgents"
à l’évacuation de plusieurs localités, dont Nabatiyé, Arabsalim et Srifa. Ces zones se situent au-delà de la
"ligne jaune"
, une zone tampon de 10 kilomètres à l’intérieur du territoire libanais où Israël poursuit ses opérations.
Le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, avait diffusé ces avertissements sur le réseau social X. De son côté, le chef d’état-major israélien Eyal Zamir avait déclaré mercredi que
"toute menace (...) même au-delà de la ligne jaune et du nord du fleuve Litani sera éliminée".
Face à cette escalade, le président libanais Joseph Aoun a appelé Israël à respecter
"pleinement le cessez-le-feu"
avant toute reprise des négociations de paix sous médiation américaine.

Le Hezbollah rejette toute négociation


Un député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a affirmé dimanche que le mouvement rejetait toute négociation avec Israël.
"Ces négociations ne nous concernent pas. Nous ne les mettrons pas en oeuvre et ne les laisserons pas aboutir"
, a-t-il déclaré.
Selon les termes de la trêve, Israël conserve le droit d’agir en
"légitime défense"
contre le Hezbollah. Depuis la reprise des hostilités le 2 mars, les frappes israéliennes ont fait plus de 2.600 morts et déplacé plus d’un million de personnes au Liban.

Du côté israélien, 17 soldats ont été tués, dont deux cette semaine. Un civil travaillant pour l’armée a également péri.


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