Soudan: cinq civils tués dans une frappe de drone des RSF à Khartoum

La rédaction avec
12:453/05/2026, الأحد
MAJ: 3/05/2026, الأحد
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À Khartoum, cinq civils ont été tués dans une frappe de drone attribuée aux RSF. Les avocats dénoncent une violation du droit international.
Crédit Photo : Ebrahim Hamid / AFP
À Khartoum, cinq civils ont été tués dans une frappe de drone attribuée aux RSF. Les avocats dénoncent une violation du droit international.

Cinq civils ont été tués dans une frappe de drone attribuée aux Forces de soutien rapide (RSF) à Omdurman, près de Khartoum. Selon le collectif Avocats d'Urgence, le véhicule ciblé circulait sur une route civile. L’organisation dénonce une violation du droit international humanitaire et accuse les RSF d’attaques répétées contre des civils. Depuis avril 2023, le Soudan est plongé dans une guerre meurtrière entre l’armée et les RSF, ayant causé des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Cinq civils ont été tués samedi dans une frappe de drone attribuée aux Forces de soutien rapide (RSF) à l’ouest de la capitale soudanaise, selon un groupe de juristes.


Une frappe visant un véhicule civil


Dans un communiqué, le collectif Avocats d'Urgence au Soudan affirme que
"un drone des RSF a ciblé ce matin un véhicule civil sur la route de Jumu'iyyah, dans la zone rurale sud d’Omdurman".

Le véhicule provenait de la région de Sheikh al-Siddiq, dans l’État du Nil Blanc.

Selon la même source, les cinq passagers ont été tués sur le coup. Le groupe souligne que l’attaque s’inscrit dans une série d’actions visant des civils sur des axes publics.


Une guerre qui s’enlise depuis 2023


Le Soudan est plongé dans un conflit armé depuis avril 2023. Les affrontements opposent l’armée régulière aux RSF, sur fond de désaccords liés à l’intégration des forces paramilitaires.

Ce conflit a déjà fait des dizaines de milliers de morts. Environ 13 millions de personnes ont été déplacées, selon les estimations internationales. Certaines régions sont désormais menacées par la famine, aggravant l’une des crises humanitaires les plus graves au monde.


Accusations de violations du droit international


Le collectif de juristes estime que
"cet incident reflète la poursuite d’un schéma d’attaques visant des civils dans des zones peuplées".
Il tient les RSF pour
"entièrement responsables de ce crime et des pertes humaines qui en résultent".
Le groupe dénonce une
"violation flagrante du droit international humanitaire"
, rappelant l’obligation de protéger les civils en période de conflit.
Il insiste également sur le principe de distinction entre cibles civiles et militaires, affirmant que
"de tels actes constituent des crimes graves nécessitant des poursuites sans impunité".

Appels à la protection des civils


Avocats d'Urgence appelle à l’arrêt immédiat des attaques indiscriminées.

Ils demandent des garanties de protection pour les civils ainsi que la sécurisation des routes et des zones résidentielles.

L’organisation insiste sur la nécessité de renforcer le respect des règles de protection des populations civiles dans le contexte du conflit en cours.


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