
Lors d’une commémoration dédiée aux victimes du suprémacisme blanc, Nadia Meziane, membre du collectif Lignes de Crêtes, a dénoncé l’absence d’hommage officiel en France pour les victimes d’attentats islamophobes. Elle a notamment évoqué l’attaque de Christchurch en 2019, qui a fait 51 morts dans deux mosquées en Nouvelle-Zélande. La militante rappelle que l’idéologie du tueur Brenton Tarrant s’inspire de références européennes, dont la théorie du "grand remplacement". Selon elle, ces attaques s’inscrivent dans une dynamique internationale touchant plusieurs pays occidentaux.
Christchurch, Utoya: la mémoire des victimes du suprémacisme blanc au cœur d’une commémoration
Lors de son intervention, elle a rappelé que les hommages institutionnels restent rares. Selon elle, l’État français et la plupart des municipalités n’ont pas instauré de commémoration officielle.
La militante explique que les rares initiatives proviennent essentiellement de collectivités locales. Elle cite notamment la ville de Poissy, qui avait rendu hommage aux victimes du massacre de Christchurch.
Le manifeste de Brenton Tarrant et l’idéologie suprémaciste
Selon elle, ce dernier s’était nourri de références idéologiques européennes, notamment françaises.
Elle cite notamment l’écrivain Renaud Camus, connu pour avoir popularisé la théorie du "grand remplacement".
Cette théorie, largement relayée dans les milieux d’extrême droite, est régulièrement associée à des discours islamophobes et xénophobes.
Une idéologie transnationale selon les militants antiracistes
Dans son discours, la militante souligne également que Brenton Tarrant avait effectué un voyage en Europe avant son passage à l’acte.
Selon elle, ce déplacement l’aurait conduit notamment dans des cimetières de la Première Guerre mondiale, où il aurait renforcé sa vision idéologique.
Dans son manifeste, l’assaillant évoquait également l’idée que les partis politiques ne suffiraient pas pour mettre en œuvre son projet idéologique.
Une série d’attentats suprémacistes en Occident
Pour la militante, l’attaque de Christchurch s’inscrit dans une série d’attentats perpétrés par des militants suprémacistes dans plusieurs pays occidentaux.
Elle rappelle que ces violences ont marqué la dernière décennie.
L’attentat d’Utoya en Norvège, les fusillades aux États-Unis, l’attaque de Christchurch en Nouvelle-Zélande ou encore plusieurs attentats en Allemagne et en Autriche sont régulièrement cités par les chercheurs comme des exemples d’actions terroristes liées à l’idéologie suprémaciste.
Selon Nadia Meziane, ces attaques témoignent d’une diffusion internationale de ces idéologies.









