
Le président américain Donald Trump a publié sur la plateforme Truth Social une vidéo concernant les manifestations en Iran, affirmant que les manifestants contrôlent Mashhad, la deuxième plus grande ville du pays.
Mashhad, qui compte environ 4 millions d’habitants et se situe près des frontières avec le Turkménistan et l’Afghanistan, abrite le sanctuaire de l’imam Reza, un important lieu de pèlerinage.
L’information selon laquelle plus d’un million de manifestants auraient pris le contrôle de la ville n’a pas été vérifiée, et aucun rapport indépendant ne confirme le retrait complet des forces de sécurité ou la prise totale de Mashhad par les manifestants.
Aucune déclaration officielle iranienne n’a été publiée concernant le nombre de morts ou de blessés, y compris parmi les manifestants.
Selon l’agence Tasnim, proche des forces de sécurité, 568 policiers et 66 miliciens du Bassidj ont été blessés. L’agence HRANA, qui surveille les droits humains, a fait état le 12e jour de manifestations de 42 morts, dont huit membres des forces de sécurité, de dizaines de blessés et de 2 277 arrestations.
Les manifestations ont débuté le 28 décembre 2025 au Grand Bazar de Téhéran, en réaction à la forte dépréciation de la monnaie locale et à la détérioration des conditions économiques. Le mouvement s’est rapidement étendu à plusieurs villes du pays.
Depuis fin décembre 2025, des restrictions sur Internet ont été mises en place, incluant ralentissements, coupures locales et perturbations quasi nationales. Malgré cela, des images et informations parviennent à l’étranger grâce à des serveurs proxy et à des publications différées depuis l’Iran et l’étranger.
La répression des manifestations a été principalement assurée par la police régulière iranienne (FARAJA) et la milice paramilitaire Bassidj, opérant sous l’autorité du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), ce dernier intervenant directement dans certains cas.









