
Le ministère israélien des Affaires étrangères a annoncé mardi soir la rupture immédiate de ses relations avec plusieurs agences des Nations unies et organisations internationales, invoquant leurs positions concernant la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza.
Il a également chargé son département d’examiner la poursuite de la coopération avec d’autres institutions, en coordination avec les ministères concernés si nécessaire.
Cette décision prévoit notamment l’arrêt des relations avec le Bureau de la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour les enfants et les conflits armés.
Avec le soutien des États-Unis, l’armée israélienne mène depuis le 8 octobre 2023 une offensive de grande ampleur dans la bande de Gaza, qui a fait plus de 71 000 morts et 171 000 blessés palestiniens, majoritairement des femmes et des enfants.
Bien qu’une première phase d’un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas soit entrée en vigueur le 10 octobre dernier, celui-ci est régulièrement violé, entraînant la mort de 447 Palestiniens.
Par ailleurs, Israël impose de strictes restrictions sur l’entrée de denrées alimentaires, de médicaments, de fournitures médicales et de matériaux d’hébergement dans la bande de Gaza, où vivent environ 2,4 millions de Palestiniens, dont 1,5 million de déplacés, dans des conditions humanitaires qualifiées de catastrophiques.
Le mouvement a à plusieurs reprises rejeté les accusations de violences sexuelles portées par Israël à l’encontre de ses combattants.
La rupture des relations concerne également la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), accusée d’avoir publié de nombreux rapports jugés hostiles à Israël, ainsi que la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie occidentale (CESAO), critiquée pour ses rapports annuels qualifiés d’anti-israéliens.
Israël a en outre décidé de cesser toute coopération avec l’Alliance des civilisations des Nations unies, le Programme des Nations unies pour l’énergie et le Forum mondial sur la migration et le développement.
Le ministère a enfin indiqué qu’une évaluation approfondie d’autres organisations est en cours et que de nouvelles décisions pourraient être annoncées ultérieurement.
Les Nations unies considèrent Israël comme la puissance occupante des territoires palestiniens. Fondé en 1948 sur des terres palestiniennes, Israël a, selon les récits historiques, été établi à la suite d’actions armées ayant entraîné le déplacement de centaines de milliers de Palestiniens, avant d’occuper le reste des territoires palestiniens, tout en continuant de rejeter tout retrait et la création d’un État palestinien.










