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Le G7 note des "progrès" en vue d'un recours aux actifs russes pour aider Kiev

Les ministres des Finances du G7 réunis à Stresa en l'Italie ont noté samedi des "progrès" dans leurs pourparlers sur l'utilisation des intérêts des actifs russes gelés pour octroyer une nouvelle aide à l'Ukraine, selon un projet de communiqué final obtenu.

15:43 - 25/05/2024 samedi
MAJ: 15:25 - 25/05/2024 samedi
AFP
Les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales posent pour la photo de famille lors de la réunion des ministres des finances du G7 à Stresa, le 24 mai 2024.
Crédit Photo : GABRIEL BOUYS / AFP
Les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales posent pour la photo de famille lors de la réunion des ministres des finances du G7 à Stresa, le 24 mai 2024.
"Nous progressons dans nos discussions sur les moyens potentiels d'anticiper les bénéfices extraordinaires provenant des actifs souverains russes immobilisés au profit de l'Ukraine, conformément au droit international et à nos systèmes juridiques respectifs"
, ont-ils indiqué dans ce texte.

L'objectif est
"de présenter à nos dirigeants, avant le sommet (des chefs d'Etat et de gouvernement du G7, ndlr) dans les Pouilles en juin, des options permettant d'apporter un soutien financier supplémentaire à l'Ukraine"
, selon les ministres.

Les grands argentiers des sept pays les plus riches du monde ont réaffirmé que les actifs souverains de la Russie "resteront immobilisés jusqu'à ce que la Russie paie pour les dommages qu'elle a causés à l'Ukraine", dans leur déclaration publiée à l'issue de leur réunion à Stresa sur les rives du lac Majeur.


Ils n'ont toutefois pas arrêté un montant ou un mécanisme spécifique permettant de lever des fonds pour l'Ukraine grâce aux futurs intérêts générés par les 300 milliards d'euros d'avoirs de la banque centrale de Russie gelés par le G7 et l'Europe.


Ces actifs se trouvent surtout dans l'Union européenne car 185 milliards d'euros ont été gelés par Euroclear, un organisme international de dépôts de fonds établi en Belgique.

Les pays de l'UE ont fait un premier pas en adoptant début mai un accord pour saisir les revenus provenant des avoirs de la Russie gelés afin d'armer l'Ukraine, une manne représentant entre 2,5 et 3 milliards d'euros par an.


Les Etats-Unis veulent toutefois aller plus loin et ont mis la pression sur les pays du G7 pour se rallier à un méga-prêt d'environ 50 milliards de dollars garanti par les futurs intérêts générés par les actifs russes immobilisés.


Trop de questions à clarifier persistent, comme le partage du risque entre les Etats-Unis et l'Europe, l'inconnue de l'évolution des taux d'intérêt où encore le fait de savoir qui émettra la dette.

Les Etats-Unis avaient proposé en février que les pays du G7 saisissent purement et simplement les avoirs gelés, idée à laquelle ils ont ensuite renoncé en raison des réticences de leurs alliés, inquiets de la création d'un dangereux précédent juridique et des représailles de la Russie.


Outre les Etats-Unis et l'Italie qui préside le groupe cette année, le G7 comprend le Japon, le Canada, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne.


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