
Le Premier ministre pakistanais, Anwaar-ul-Haq Kakar, doit diriger vendredi un conseil de sécurité comprenant les chefs de l'armée et du renseignement militaire, convoqué en urgence après l'échange de frappes meurtrières avec l'Iran.
Les deux pays sont confrontés depuis des décennies à des insurrections larvées, le long de leur frontière commune, longue d'un millier de km.
Ils s'accusent fréquemment de permettre à ces groupes rebelles d'opérer à partir de leurs territoires respectifs pour lancer des attaques.
Ces attaques réciproques ont accentué les tensions régionales, au moment où le Proche-Orient est secoué par la guerre qui oppose le mouvement islamiste palestinien Hamas à Israël dans la bande de Gaza.
Les États-Unis et l'ONU ont appelé les deux pays à la retenue et Pékin, qui entretient des liens privilégiés tant avec Islamabad qu'avec Téhéran, a proposé de jouer les médiateurs.
M. Kakar a écourté son déplacement au Forum de Davos en Suisse après ces frappes.
Il est à la tête d'un gouvernement intérimaire chargé de préparer la tenue des élections législatives du 8 février, dans lesquelles l'armée a été accusée de s'immiscer.









