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Polémique en Espagne après une visite en Israël du leader de l'extrême droite

Une visite surprise en Israël mardi du leader de l'extrême droite espagnole, Santiago Abascal, venu rencontrer le Premier ministre Benyamin Netanyahu pour dénoncer la reconnaissance par l'Espagne de l'État de Palestine, a été vivement critiquée mercredi par le gouvernement de gauche, qui l'a accusé d'"encourager la guerre".

La rédaction
18:17 - 29/05/2024 mercredi
AFP
Le leader de l'extrême droite espagnole, Santiago Abascal et le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu.
Crédit Photo : @Santi_ABASCAL / X
Le leader de l'extrême droite espagnole, Santiago Abascal et le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu.

Cette visite inattendue a été annoncée mardi soir sur le réseau social X par M. Abascal lui-même, chef du parti d'extrême droite Vox, qui a publié des photos le montrant aux côtés du chef du gouvernement israélien devant un drapeau israélien.



La rencontre est survenue le jour même de la reconnaissance officielle de l'État de Palestine par l'Espagne, mais aussi par l'Irlande et la Norvège.

Cette reconnaissance a déclenché la fureur du gouvernement israélien, dont le ministre des Affaires étrangères, Israël Katz, a accusé le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sánchez de se rendre
"complice des appels au génocide du peuple juif".

Depuis le début du
"génocide"
dans la bande de Gaza, M. Sánchez est devenu l'une des voix les plus critiques du gouvernement Netanyahu.

En Espagne, Vox et la principale formation d'opposition, le Parti populaire (PP, droite conservatrice), ont condamné la décision du gouvernement de M. Sánchez de reconnaître un État palestinien.   

Selon Vox, Santiago Abascal a félicité durant sa visite le gouvernement israélien pour sa
"fermeté"
face au mouvement de résistance palestinien Hamas et dénoncé de nouveau la décision de Madrid de reconnaître l'État de Palestine.

Il a, par ailleurs, accusé M. Sánchez d'avoir voulu faire diversion après l'ouverture d'une enquête judiciaire pour corruption contre son épouse. Cette enquête est
"la véritable raison"
de la décision de Madrid de reconnaître un État palestinien, a jugé M. Abascal sux X.

La rencontre entre MM. Abascal et Netanyahu a été violemment critiquée par le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, qui a accusé le leader de Vox d'
"encourager la guerre"
quand le gouvernement espagnol s'efforce, selon lui, de
"trouver des solutions pour la paix".

Dans un entretien à la télévision publique TVE, le chef de la diplomatie espagnole a lancé:


(M. Abascal) embrasse cette politique de fausses informations, de mensonges, de calomnies et d'insultes des éléments les plus extrêmes du gouvernement Netanyahu.

Il a aussi accusé le PP de s'aligner sur la position de Vox.


M. Sánchez a également pris à partie mercredi le chef de file du PP, Alberto Núñez Feijóo, lors d'un débat très tendu au Congrès des députés. Et de demander:


Que pensez-vous de la photo prise hier (mardi) par M. Abascal avec M. Netanyahu, l'encourageant à poursuivre les bombardements à Gaza et à Rafah ?

Plusieurs autres ministres et dirigeants du Parti socialiste ont également relayé les attaques contre M. Abascal et, par extension, contre le PP.


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