Crédit Photo : Pedro PARDO / AFP
Des policiers éloignent les partisans du président sud-coréen Yoon Suk Yeol des abords de la Cour constitutionnelle à Séoul, le 3 avril 2025.
La police sud-coréenne a été placée en état d’alerte maximale alors que la Cour constitutionnelle s’apprête à rendre son verdict vendredi sur la destitution du président suspendu Yoon Suk Yeol, accusé d’avoir tenté d’instaurer une loi martiale.
Déploiement massif des forces de l’ordre
Les autorités ont élevé le niveau d’alerte à deux jeudi, mobilisant près de 14 000 policiers dans la capitale Séoul, rapporte l’agence Yonhap.
"L'alerte maximale, 'Gapho', sera déclenchée vendredi, permettant la mobilisation totale des forces de police"
, précise un responsable sécuritaire.
La police a déjà instauré une
autour de la Cour constitutionnelle, bloquant l’accès avec des bus de police pour prévenir tout débordement.
Un verdict crucial pour l’avenir politique du pays
La Cour constitutionnelle, composée de huit juges, devra décider de la réintégration ou de la destitution définitive de Yoon, après que ce dernier ait été écarté par l’Assemblée nationale le 14 décembre.
Deux scénarios possibles:
Si Yoon est rétabli, il reprendra immédiatement ses fonctions.
Si la destitution est confirmée, une élection présidentielle anticipée devra être organisée dans un délai de 60 jours.
Pour que la destitution soit validée, au moins six juges doivent voter en sa faveur.
En janvier dernier, la Cour constitutionnelle avait déjà rejeté une procédure de destitution contre le Premier ministre Han Duck-soo, lui permettant de conserver son poste.
Un dispositif militaire renforcé face aux tensions avec la Corée du Nord
En parallèle, l'armée sud-coréenne a intensifié ses mesures de surveillance vis-à-vis de la Corée du Nord, par crainte d’éventuelles provocations alors que le pays traverse une grave crise politique.
Une audience sous haute tension
Le verdict, qui sera diffusé en direct, suscite une immense attente. Le public sera autorisé à assister à la séance, mais Yoon Suk Yeol ne sera pas présent, selon son équipe juridique.
"Il comparaîtra en liberté, après l’annulation de son arrestation par un tribunal de Séoul"
, rappelle un expert en droit constitutionnel.
Le pays retient son souffle avant ce jugement historique, qui pourrait redistribuer les cartes du pouvoir en Corée du Sud.
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