
À Khan Younès, dans la Bande de Gaza, des Palestiniens amputés lors des frappes israéliennes ont participé à un match de football caritatif. Victimes de deux années de génocide israélien, ces joueurs expliquent que le sport leur offre "un espace de réconfort" pour lutter contre la dépression. Dans un territoire privé de soins adaptés et soumis au blocus, le football devient une thérapie collective. Cette initiative illustre la résilience des Gazaouis face aux traumatismes physiques et psychologiques de la guerre.
Gaza: des amputés palestiniens jouent au football pour survivre au traumatisme
Dans la Bande de Gaza, la vie continue malgré les blessures physiques et psychologiques infligées par deux années de génocide israélien. À Khan Younès, des Palestiniens amputés à la suite des frappes israéliennes ont participé à un match de football caritatif. Une initiative forte, à la fois sportive, humaine et thérapeutique.
Ce match symbolique a rassemblé des victimes directes des bombardements. Tous ont perdu un membre lors des attaques israéliennes. Sur le terrain, les prothèses remplacent parfois les jambes. Les béquilles restent au bord de la pelouse. Le ballon, lui, circule comme un acte de résistance.
Un match caritatif comme thérapie collective à Khan Younès
Dans un territoire soumis au blocus, les structures de soutien psychologique sont quasi inexistantes. Le sport devient alors une alternative. Il crée du lien social et redonne une dignité souvent brisée par la guerre.
Les organisateurs insistent sur la dimension collective de l’événement. L’objectif n’était pas la performance sportive, mais la reconstruction morale. Le public, composé de familles et de proches, a longuement applaudi chaque action.
Vivre avec un handicap dans la Bande de Gaza assiégée
À Gaza, les amputations liées aux frappes israéliennes se comptent par milliers. Le système de santé, détruit par les bombardements, peine à fournir des soins adaptés. Les prothèses manquent. Les traitements de rééducation sont limités.
Pour ces Palestiniens, le handicap s’ajoute à la précarité quotidienne. Le chômage, la pauvreté et le traumatisme psychologique compliquent la reconstruction. Malgré tout, ces joueurs refusent d’être réduits au statut de victimes.
Ce match de football caritatif envoie un message clair : malgré les mutilations, la vie continue. À Khan Younès, sur une pelouse abîmée par la guerre, le sport devient un acte de survie et de résistance.










