
Le ministère de la Défense nationale de Türkiye a déclaré jeudi que le système de défense antimissile balistique de l’OTAN est "entièrement de nature défensive" et vise à soutenir "la dissuasion et la défense, deux des missions fondamentales de l’OTAN".
Le ministère a fait ces déclarations en répondant aux questions fréquemment posées sur le programme de défense antimissile balistique de l’OTAN.
Premièrement, les capteurs détectent le lancement d’un missile balistique à un stade précoce. Deuxièmement, les systèmes de commandement et de contrôle évaluent les données, analysent la menace et déterminent la réponse défensive appropriée.
Enfin, les systèmes d’interception sont utilisés pour neutraliser le missile balistique menaçant pendant son vol, a précisé le ministère.
Concernant une question sur les contributions des pays alliés au système BMD de l’OTAN, le ministère a indiqué que différents pays contribuent dans différents domaines, citant les principaux contributeurs :
- Allemagne : accueille le centre de commandement de la défense antimissile balistique de l’OTAN à la base aérienne de Ramstein.
- États-Unis : fournissent des systèmes clés dans le cadre de l’Approche adaptative par phases européenne (EPAA).
- Türkiye : contribue grâce au radar d’alerte précoce déployé à Kürecik, dans la province de Malatya.
- Roumanie : accueille le système américain de défense antimissile Aegis Ashore à la base de Deveselu.
- Pologne : accueille une autre installation Aegis Ashore à la base de Redzikowo.
- Espagne : accueille des navires de guerre américains dotés de la capacité Aegis BMD à la base navale de Rota.
En outre, certains pays alliés contribuent à la défense antimissile balistique de l’OTAN avec des systèmes tels que Patriot ou SAMP/T, ainsi qu’avec des radars ou des navires de guerre, a ajouté le ministère.









