
Le secrétaire général de l’OTAN a exhorté jeudi les alliés européens et canadiens à augmenter leurs dépenses de défense et leur production industrielle, soulignant que les États-Unis restent engagés au sein de l’Alliance, tout en ayant recentré leurs priorités vers l’Indo-Pacifique.
Les États-Unis appellent à un rôle européen renforcé
Plus tard, lors de déclarations conjointes avec Elbridge Colby, sous-secrétaire américain à la Défense chargé de la politique, Rutte l’a salué comme un défenseur constant d’un engagement accru des alliés européens et canadiens au sein de l’OTAN.
Colby a estimé que ces dernières années ont marqué un tournant pour l’Alliance, affirmant que les États-Unis souhaitent que l’Europe prenne la tête de la défense conventionnelle de l’OTAN, alors que Washington redirige davantage son attention stratégique vers l’Indo-Pacifique.
Arctique, Russie et Chine : des préoccupations persistantes
Dans ses déclarations préliminaires, Rutte a mis en garde contre les menaces à long terme émanant de la Russie et appelé à ne pas sous-estimer la présence croissante de la Chine dans l’Arctique.
Il a affirmé que les initiatives de l’OTAN visant à sécuriser l’Arctique, la région de la Baltique et le flanc oriental démontrent la capacité de l’Alliance à faire face simultanément à plusieurs menaces, citant notamment des incursions de drones en Pologne et l’entrée présumée d’un missile dans l’espace aérien estonien comme rappels des risques persistants.
Rutte a rejeté les affirmations selon lesquelles Washington n’exercerait pas suffisamment de pression sur Moscou, assurant que les États-Unis et l’Europe appliquent des sanctions et poursuivent leur aide militaire à l’Ukraine.











