Maliki: les armes doivent rester l’apanage de l’État pour assurer la stabilité de l'Irak

La rédaction avec
16:5611/02/2026, Çarşamba
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L'ancien Premier ministre irakien Nouri al-Maliki quitte le bureau de vote où il a voté à Bagdad, le 11 novembre 2025, lors des élections législatives irakiennes.
Crédit Photo : AHMAD AL-RUBAYE / AFP
L'ancien Premier ministre irakien Nouri al-Maliki quitte le bureau de vote où il a voté à Bagdad, le 11 novembre 2025, lors des élections législatives irakiennes.

L’ancien Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a affirmé mercredi que le monopole des armes par l’État et le maintien d’une armée nationale unifiée sont des conditions indispensables à la stabilité de l’Irak.

"Le peuple irakien a enduré des années de guerre et de violence et mérite de vivre dans la sécurité et la dignité"
, a déclaré Maliki, chef de la coalition État de droit, dans des propos relayés par l’agence officielle INA.

Il a souligné que le calme, l’unité, l’application stricte de l’État de droit, la limitation des armes aux seules autorités étatiques et l’existence d’une armée unique représentant toutes les composantes de la société irakienne, placée sous le commandement du chef des forces armées, constituent les bases de la construction d’un État stable.

Selon lui, la stabilité permettrait de créer un environnement sûr propice aux investissements, à la création d’emplois pour les jeunes et à l’accélération des efforts de reconstruction à travers le pays.

Nouri al-Maliki a été désigné par le Cadre de coordination, principale alliance politique chiite en Irak, pour occuper le poste de Premier ministre à la suite des élections législatives de l’an dernier.

Cette nomination a toutefois suscité l’opposition du président américain Donald Trump, qui a menacé de mettre fin au soutien américain à l’Irak en cas de retour de Maliki au pouvoir.

Le Cadre de coordination a maintenu son appui à l’ancien chef du gouvernement, lequel a qualifié les avertissements de Washington
"d’ingérence flagrante"
dans les affaires intérieures irakiennes.

Maliki a déjà exercé deux mandats consécutifs à la tête du gouvernement entre 2006 et 2014, avant d’être remplacé par Haïder al-Abadi.

Son passage au pouvoir a été marqué par d’importants défis sécuritaires, notamment l’ascension du groupe terroriste Daech (EI), qui avait pris le contrôle d’environ un tiers du territoire irakien avant que Bagdad n’annonce sa défaite en 2017.

L’Irak a organisé des élections législatives le 11 novembre 2025, avec un taux de participation de 56,11 %. Les députés élus sont chargés de choisir le président de la République et d’accorder leur confiance au gouvernement.


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