
L’Irak a reçu 2 250 détenus affiliés au groupe terroriste Daech en provenance de Syrie et a engagé des procédures visant à les classer selon leur niveau de dangerosité, ont indiqué samedi des responsables irakiens.
Selon lui, le gouvernement et les forces de sécurité irakiens sont préparés à gérer cet afflux, présenté comme une mesure visant à réduire les risques non seulement pour l’Irak, mais aussi au niveau mondial.
Saad Maan n’a pas précisé si ce chiffre correspond à un nouveau transfert ou au total cumulé depuis que le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé, le 21 janvier, le début des transferts.
Le responsable a ajouté que le ministère des Affaires étrangères est en contact permanent avec plusieurs pays concernant des détenus de nationalités étrangères, soulignant que leur rapatriement débutera une fois les exigences légales remplies, tandis que les services de sécurité poursuivent le travail de terrain et d’enquête sur ce dossier.
Lundi, le Conseil supérieur de la magistrature irakienne a indiqué que le pays avait récemment reçu 1 387 membres de Daech depuis la Syrie et lancé les procédures d’enquête.
Le 21 janvier, le CENTCOM a annoncé le lancement d’une opération visant à transférer des détenus de Daech du nord-est de la Syrie vers l’Irak, précisant que les forces américaines avaient transféré 150 détenus depuis un centre de détention de la province de Hassaké vers un site à l’intérieur de l’Irak, avant d’autres transferts.
Le même jour, le commandant du CENTCOM, Brad Cooper, a informé par téléphone le président syrien Ahmed al-Charaa d’un plan prévoyant le transfert d’environ 7 000 détenus de Daech vers l’Irak.
Ces développements sont intervenus après le retrait du groupe terroriste YPG/FDS du camp d’al-Hol, dans le nord-est de la Syrie, à la suite d’affrontements avec l’armée syrienne, qui a ensuite pris le contrôle du camp et des zones environnantes.










