
Les menaces d’une attaque américaine contre l’Iran ont conduit plusieurs groupes pro-iraniens au Liban, en Irak et au Yémen à réaffirmer publiquement leur soutien à Téhéran et à signaler leur disposition à étendre leur implication dans les zones de conflit, selon la presse régionale.
À la suite des déclarations du président américain Donald Trump menaçant de frapper l’Iran, le Hezbollah libanais, le mouvement irakien Nuceba et les Houthis au Yémen ont adressé des messages de solidarité aux autorités iraniennes.
Donald Trump a affirmé qu’une "immense armada" se dirigeait vers l’Iran, avertissant que Téhéran ferait face à "une attaque encore plus sévère" en l’absence d’un accord.
Le président américain a appelé l’Iran à reprendre rapidement les négociations en vue d’un "accord juste, équitable et bénéfique pour tous", excluant toute possibilité de développement d’armes nucléaires.
Signaux de soutien à Téhéran
Au Yémen, des sources militaires proches des Houthis ont indiqué à l’agence officielle iranienne IRNA que le mouvement n’autoriserait aucun navire ou porte-avions américain à s’approcher de la mer Rouge ou du golfe d’Oman. Bien que ces propos soient présentés comme une réponse à des menaces visant le Yémen, ils s’inscrivent dans un contexte de fortes tensions régionales liées aux pressions américaines sur l’Iran.
Renforcement militaire américain
Ces groupes pro-iraniens accusent Washington d’utiliser sanctions, pressions politiques et instabilité régionale comme prétextes à une intervention extérieure et à un changement de régime à Téhéran.
Selon The New York Times, l’armée américaine a déployé, le 27 janvier, des systèmes de défense aérienne Patriot et THAAD supplémentaires au Moyen-Orient afin de se prémunir contre d’éventuelles frappes iraniennes. Des médias américains ont également rapporté que le porte-avions USS Abraham Lincoln, accompagné de trois destroyers, était arrivé le 23 janvier dans l’océan Indien et se dirigeait vers la zone d’opérations du commandement central américain, dans le golfe d’Oman.
Mise en garde de l’Iran
Ali Shamhani, conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, a averti sur le réseau social X que l’Iran répondrait de manière "étendue et sans précédent" à toute attaque, y compris "limitée".
Israël avait mené, le 13 juin 2025, des frappes d’envergure contre des sites nucléaires iraniens et des hauts responsables militaires, causant la mort de plusieurs commandants et de neuf scientifiques du programme nucléaire. Soutenant ouvertement Israël, les États-Unis avaient ensuite frappé, le 22 juin, trois installations nucléaires iraniennes à Natanz, Fordo et Ispahan.
En représailles, l’Iran avait attaqué, le 23 juin, la base aérienne américaine d’Al-Udeid au Qatar. Le 24 juin, Donald Trump avait annoncé un cessez-le-feu entre l’Iran et Israël, selon la presse internationale.









