Le gouvernement du Burkina Faso dissout tous les partis politiques

La rédaction avec
10:3130/01/2026, Cuma
AA
Le président burkinabè Ibrahim Traoré.
Crédit Photo : X /
Le président burkinabè Ibrahim Traoré.

Le gouvernement burkinabé dirigé par les militaires a dissous tous les partis et regroupements politiques jeudi, jugeant cette mesure nécessaire pour préserver l’unité nationale et réformer la gouvernance politique.

Le décret, adopté lors d’un Conseil des ministres hebdomadaire présidé par le président Ibrahim Traoré, prévoit également que les actifs des partis dissous soient transférés à l’État.

Un projet de loi visant à abroger les textes régissant le financement et le fonctionnement des partis a également été préparé pour approbation législative.

Le ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, a déclaré que la décision faisait suite à une analyse approfondie du système partisan.

"Refondation"

"Cette grande et importante décision s’inscrit dans la refondation de l’État et suit un diagnostic approfondi du système partisan qui a révélé de nombreuses dérives dans l’application du régime légal des partis et regroupements politiques dans notre pays"
, a expliqué Zerbo.
Il a ajouté que les projets de loi connexes seront envoyés à l’Assemblée législative de transition, nommée par le gouvernement militaire,
"dès que possible".
Selon le gouvernement, la prolifération des partis politiques avait favorisé la division parmi les citoyens et affaibli le tissu social.
Les autorités ont précisé que la dissolution vise à
"préserver l’unité nationale, renforcer la cohérence de l’action gouvernementale et ouvrir la voie à une réforme du modèle de gouvernance politique"
.

Activité politique suspendue

Le Burkina Faso est sous régime militaire depuis un coup d’État mené par Traoré en septembre 2022, le second cette année-là. Le pays fait face à une grave crise sécuritaire, alimentée par des insurgés.

Le gouvernement de transition a repoussé à plusieurs reprises les élections, initialement promises pour juillet 2024, en invoquant l’instabilité.

L’activité des partis politiques avait été largement suspendue depuis le coup d’État, sans être formellement interdite jusqu’à présent.


A lire également:



#Burkina Faso
#partis politiques
#Ibrahim Traore