
Le gouvernement burkinabé dirigé par les militaires a dissous tous les partis et regroupements politiques jeudi, jugeant cette mesure nécessaire pour préserver l’unité nationale et réformer la gouvernance politique.
Le décret, adopté lors d’un Conseil des ministres hebdomadaire présidé par le président Ibrahim Traoré, prévoit également que les actifs des partis dissous soient transférés à l’État.
Un projet de loi visant à abroger les textes régissant le financement et le fonctionnement des partis a également été préparé pour approbation législative.
"Refondation"
Activité politique suspendue
Le Burkina Faso est sous régime militaire depuis un coup d’État mené par Traoré en septembre 2022, le second cette année-là. Le pays fait face à une grave crise sécuritaire, alimentée par des insurgés.
Le gouvernement de transition a repoussé à plusieurs reprises les élections, initialement promises pour juillet 2024, en invoquant l’instabilité.
L’activité des partis politiques avait été largement suspendue depuis le coup d’État, sans être formellement interdite jusqu’à présent.











