
L’Égypte a annoncé mercredi être prête à accueillir les blessés en provenance de la bande de Gaza et à acheminer l’aide humanitaire vers l’enclave dès la réouverture du point de passage de Rafah.
Le gouverneur du Nord-Sinaï, le général Khaled Mujawir, a déclaré à la télévision d’État que le côté égyptien du poste-frontière est entièrement préparé à toute évolution de la situation.
Il a précisé que le centre de gestion de crise élabore différents scénarios, notamment pour l’acheminement de l’aide, en vue d’une réouverture prochaine du passage.
Le 9 octobre 2025, le président américain Donald Trump avait annoncé qu’Israël et le Hamas avaient approuvé la première phase d’un plan de cessez-le-feu pour Gaza, dans le cadre de négociations menées en Égypte. L’accord est entré en vigueur le lendemain après son aval par le gouvernement israélien.
Le 26 janvier, le corps du dernier captif israélien détenu à Gaza, Ran Gvili, a été restitué à Israël, les factions palestiniennes ayant largement respecté les engagements de la première phase de l’accord. Malgré le cessez-le-feu, l’armée israélienne a toutefois poursuivi des attaques contre des Palestiniens à Gaza sous divers prétextes.
Par ailleurs, l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a annoncé le 14 janvier le lancement de la deuxième phase d’un plan en 20 points pour Gaza, incluant la mise en place d’un Comité d’administration nationale composé de technocrates palestiniens, dirigé par Ali Shaas, pour gérer l’enclave.
La réouverture du passage de Rafah, fermé et contrôlé par Israël depuis mai 2024, ainsi que l’entrée de l’aide humanitaire en quantités convenues, figurent parmi les engagements de la première phase de l’accord. Selon la chaîne publique israélienne KAN, le poste-frontière devrait rouvrir dans les deux sens le 1er février.









