
Les Éditions Tawhid dénoncent une stratégie de neutralisation politique et économique après l’annulation des poursuites visant Yamin à Lyon. Le tribunal a annulé la procédure pour apologie du terrorisme et prononcé plusieurs relaxes, notamment concernant la dénonciation des crimes de guerre à Gaza. Malgré cette décision, Yamin et les Éditions Tawhid subissent toujours un gel de leurs avoirs. L’affaire est présentée comme emblématique d’une pression visant les institutions intellectuelles de l’islam de France et les voix pro-palestiniennes.
La procédure pour apologie du terrorisme a été annulée. L’action publique sur ce chef a pris fin.

Une victoire judiciaire après une mobilisation déterminée
L’affaire intervient dans un contexte où l’infraction d’apologie du terrorisme est régulièrement dénoncée comme un outil d’intimidation visant des voix militantes, notamment sur la question palestinienne.
Prescriptions, relaxes et rejet de la criminalisation de Gaza
Au fil de la procédure, le ministère public a multiplié les accusations. L’accusation d’appel à la haine n’a pas été examinée sur le fond. Les faits, datant de 2022, étaient prescrits, la prescription étant fixée à un an.
Yamin était également poursuivi pour atteinte à l’intégrité des personnes. Il lui était reproché d’avoir diffusé des images d’enfants de Gaza tués ou blessés.
Sur ce point, le tribunal a prononcé une relaxe complète. Les juges ont rappelé qu’il n’est pas possible d’invoquer une atteinte à l’intégrité lorsqu’il s’agit de dénoncer des crimes de guerre.
Gel des avoirs et asphyxie économique dénoncée
Cette mesure empêche la maison d’édition de payer ses fournisseurs, malgré une capacité financière intacte. L’objectif dénoncé est explicite : provoquer une asphyxie économique et un dépôt de bilan forcé.
Une stratégie visant les institutions intellectuelles de l’islam de France
Le communiqué explique ce harcèlement par le double engagement de Yamin Makri. D’une part, son implication dans une communauté musulmane française en construction, autonome et consciente. D’autre part, son engagement pro-palestinien.
Selon ses soutiens, ces prises de position ont fait de lui une cible politique. Le dossier judiciaire n’aurait servi que de prétexte à une entreprise de neutralisation plus large.
Une mobilisation présentée comme un contre-pouvoir populaire
Cette mobilisation s’est construite au-delà des appartenances religieuses ou politiques. Elle a rassemblé des citoyens attachés aux libertés fondamentales et à la justice.
Le communiqué s’adresse à celles et ceux qui se taisent aujourd’hui par peur. Il affirme que la peur n’est pas une fatalité.
Un appel à refuser l’auto-censure
Le communiqué rappelle que s’organiser, documenter, médiatiser et résister juridiquement peut produire des résultats concrets.
Il appelle à refuser l’auto-censure et à continuer à s’engager, de manière lucide et collective, pour la justice et la dignité humaine.









