
Le Conseil ministériel irakien de la sécurité nationale a approuvé lundi la création d’un comité sécuritaire chargé de superviser le transfert de membres du groupe terroriste Daech détenus dans des prisons en Syrie vers des établissements pénitentiaires en Irak, ainsi que le traitement de leurs dossiers jusqu’à leur traduction en justice.
Selon un communiqué du bureau médiatique du Premier ministre irakien, Mohammed Shia al-Sudani, ce dernier a présidé une réunion du Conseil au cours de laquelle ont été examinées les modalités de ce transfert et les enjeux sécuritaires qui y sont liés, rapporte l’Agence de presse irakienne (INA).
Le Conseil a validé l’élaboration d’une feuille de route intégrée et la mise en place d’un comité de sécurité unifié chargé de piloter l’ensemble du processus de transfert des détenus de Daech depuis la Syrie et d’assurer leur suivi judiciaire.
Les membres du Conseil ont rappelé que la décision de transférer ces détenus relève exclusivement de considérations sécuritaires visant à préserver la sécurité de l’Irak.
Ils ont également insisté sur la poursuite de la coordination avec la coalition internationale dirigée par les États-Unis dans la lutte contre Daech, tout en appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités.
Dimanche, lors d’une rencontre avec le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé du soutien opérationnel, Atul Khare, al-Sudani avait indiqué que le transfert des détenus de Daech vers l’Irak était une mesure « temporaire », exhortant les pays concernés à rapatrier leurs ressortissants impliqués dans le groupe terroriste.
Mercredi dernier, le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé le lancement d’une opération visant à transférer des détenus de Daech du nord-est de la Syrie vers l’Irak afin de garantir leur détention dans des installations sécurisées.
Cette mission a débuté par le transfert de 150 membres de Daech depuis un centre de détention de la province syrienne de Hassaké vers un site sécurisé en Irak, avec l’objectif de déplacer jusqu’à 7 000 détenus vers des structures sous contrôle irakien.









