
Les marchés mondiaux des matières premières ont été marqués cette semaine par une envolée spectaculaire des métaux précieux, alimentée par un climat géopolitique tendu et par des signaux économiques contradictoires provenant des grandes économies.
L’or s’est affirmé comme la principale valeur refuge, profitant de la montée des risques géopolitiques et du recul du dollar. Les déclarations du président américain Donald Trump sur plusieurs dossiers sensibles, notamment le Groenland et l’Iran, ont ravivé les inquiétudes des investisseurs et renforcé la demande pour les actifs jugés sûrs.
L’argent a suivi la même trajectoire haussière, porté à la fois par son statut de valeur refuge et par une demande industrielle soutenue. Le métal gris a atteint de nouveaux sommets, confirmant son attractivité dans un contexte de transition énergétique et de développement des technologies vertes. Le platine s’est également distingué, bénéficiant de son image d’alternative plus abordable à l’or, tandis que le palladium a poursuivi sa progression, malgré une volatilité persistante.
Sur le plan macroéconomique, les dernières données en provenance des États-Unis ont montré une économie toujours résiliente, malgré un ralentissement progressif. Les indicateurs d’activité ont conforté les attentes d’une stabilisation de la croissance, tout en laissant entrevoir une possible baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale à moyen terme. Cette perspective a contribué à affaiblir le dollar, renforçant mécaniquement l’attrait des matières premières libellées dans la devise américaine.
Les marchés de l’énergie ont également réagi à l’actualité internationale. Les prix du pétrole ont progressé, soutenus par des inquiétudes sur l’offre mondiale et par des perturbations temporaires dans plusieurs régions productrices. Les tensions au Moyen-Orient et les incertitudes sur les flux énergétiques ont ravivé la prime de risque sur le Brent, malgré des signaux contrastés sur la demande mondiale.
Du côté des matières premières agricoles, l’évolution a été plus contrastée. Les conditions climatiques aux États-Unis et en Amérique du Sud, combinées aux dynamiques d’exportation, ont pesé différemment selon les produits. Les céréales ont globalement progressé, tandis que certaines denrées tropicales, comme le cacao et le café, ont subi des corrections après de fortes hausses précédentes.
Pour les analystes, la trajectoire des marchés des matières premières restera étroitement liée à l’évolution des tensions géopolitiques, aux décisions des grandes banques centrales et à la solidité de la croissance mondiale. Dans ce contexte incertain, les métaux précieux devraient continuer à jouer un rôle central dans les stratégies de couverture des investisseurs.









