Ouverture du procès en appel pour quatre condamnés dans l’attentat contre Samuel Paty

La rédaction avec
12:4526/01/2026, понедельник
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Croquis judiciaire du 20 décembre 2024 montrant plusieurs accusés écoutant le verdict lors du procès pour l’assassinat de Samuel Paty.
Crédit Photo : Benoit PEYRUCQ / AFP
Croquis judiciaire du 20 décembre 2024 montrant plusieurs accusés écoutant le verdict lors du procès pour l’assassinat de Samuel Paty.

Quatre des huit personnes condamnées lors du premier procès de l’attentat qui a coûté la vie à Samuel Paty en octobre 2020 sont rejugées en appel devant la cour d’assises d’appel spéciale de Paris à partir de ce lundi.

Le professeur d’histoire-géographie, enseignant du collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), avait été assassiné et décapité par Abdoullakh Anzorov, un étudiant tchétchène, quelques jours après avoir montré à ses élèves des caricatures du prophète Mohammed lors d’un cours sur la liberté d’expression.

Au cours du procès en première instance, qui s’était déroulé fin 2024, les huit accusés avaient tous été reconnus coupables de diverses infractions et condamnés a des peines allant jusqu’à 16 ans de prison.

Parmi les quatre accusés ayant fait appel figurent Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, deux anciens amis de l’assaillant, condamnés à 16 ans de réclusion pour complicité d’assassinat, alors même que le parquet national antiterroriste avait finalement écarté cette qualification dans son réquisitoire, ainsi que Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui, respectivement condamnés à 13 et 15 ans de réclusion pour association de malfaiteurs terroriste malgré le fait que ni l’un ni l’autre ne connaissait l’assaillant.


Publication de l’avocat Vincent Brengarth sur X.
Les avocats des accusés contestent vivement ces qualifications pénales. Vincent Brengarth, avocat de la défense, a dénoncé sur le réseau social X, une dérive juridique lors du premier procès, estimant que
"les juges ont essayé de créer une association de malfaiteurs terroristes non intentionnelle pour laquelle la simple connaissance du risque suffirait"
. Selon lui,
"c’est une monstruosité juridique qui comporte un risque sérieux de criminalisation de la parole publique"
.

Publication de l’avocat Vincent Brengarth sur X.
Ce nouveau procès, qui doit durer jusqu’au 27 février, constitue une étape importante dans ce dossier qui a profondément marqué la France et relancé le débat sur la sécurité, la liberté d’expression, et avait abouti à l’adoption de la loi dite
"contre le séparatisme"
.

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