La Libye signe un accord pétrolier de 20 milliards $

11:5726/01/2026, lundi
AFP
Tripoli annonce un accord sur 25 ans avec TotalEnergies et ConocoPhillips, visant à relancer un secteur clé malgré l’instabilité politique.
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Tripoli annonce un accord sur 25 ans avec TotalEnergies et ConocoPhillips, visant à relancer un secteur clé malgré l’instabilité politique.

La Libye a annoncé samedi avoir signé un accord pétrolier de plus de 20 milliards de dollars pour 25 ans avec les groupes énergétiques français TotalEnergies et américain ConocoPhillips.

Le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah a estimé que l'accord générerait plus de 370 milliards de dollars de recettes sur la durée du contrat, ajoutant qu'il était entièrement financé en dehors du budget de l'État.


La Libye produit actuellement environ 1,5 million de barils de pétrole par jour et dispose des plus grandes réserves d’hydrocarbures d’Afrique, estimées à 48,4 milliards de barils. Toutefois, le secteur pétrolier fait face à d’importants défis, notamment en matière de sécurité, le pays restant divisé depuis la révolte soutenue par l’OTAN qui a renversé et tué le dirigeant de longue date Mouammar Kadhafi en 2011.

L’annonce a été faite à l’ouverture du Sommet libyen de l’énergie et de l’économie à Tripoli, en présence du conseiller pour le Moyen-Orient du président américain Donald Trump, Massad Boulos, ainsi que d’autres responsables, notamment de Turquie et d’Égypte.


Abdelhamid Dbeibah a également indiqué que la Libye s’apprêtait à signer un accord avec le géant américain Chevron portant sur l’exploration et le développement de la production, ainsi qu’un accord distinct avec l’Égypte visant à soutenir les services du secteur énergétique.


Deux exécutifs se disputent actuellement le pouvoir en Libye: le gouvernement d’unité nationale (GNU), installé à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l’ONU, et un autre basé à Benghazi, dans l’est du pays, contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar et ses fils.

Massad Boulos a décrit le sommet de l’énergie comme
"une occasion de devenir un partenaire économique de premier plan des États-Unis"
. Selon lui, l’événement constitue "une rampe de lancement potentielle pour le retour de la Libye en tant que superpuissance énergétique mondiale".

Masoud Suleman, président de la National Oil Corporation, a annoncé qu’un nouvel appel d’offres pour l’exploration pétrolière et gazière serait lancé le mois prochain.

Le dernier appel d’offres libyen dans ce domaine, en 2007-2008, s’était principalement concentré sur l’exploration du gaz naturel. Les autorités cherchent désormais à attirer de nouveau les grandes compagnies énergétiques internationales après des années d’instabilité politique et de variations de la production.


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