France / Carburants : le président du Sénat défend les aides ciblées faute de "marge de manœuvre budgétaire"

La rédaction avec
10:5021/05/2026, Perşembe
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Le président du Sénat français Gérard Larcher.
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Le président du Sénat français Gérard Larcher.

Le président du Sénat français Gérard Larcher a estimé jeudi que le gouvernement n’avait "pas d’autre choix" que de limiter les aides sur les carburants à des mesures ciblées, invoquant l’absence de marges de manœuvre budgétaires dans un contexte de forte dégradation des finances publiques françaises.

Interrogé sur le plateau de TFI sur les annonces du Premier ministre Sébastien Lecornu concernant de nouvelles aides face à la hausse des prix de l’énergie, Gérard Larcher a affirmé que
"nous n’avons aucune marge de manœuvre budgétaire"
, rappelant que le comité d’alerte de Ministère de l'Économie et des Finances avait récemment demandé plusieurs milliards d’euros d’économies supplémentaires.

Le président du Sénat a également pointé la responsabilité de l’exécutif dans la situation financière actuelle du pays, estimant que le Sénat avait alerté dès il y a quatre ans sur la nécessité d’une programmation pluriannuelle des finances publiques, sans être suivi par le gouvernement de l’époque.

Évoquant le risque de récession, Gérard Larcher a toutefois souligné que la conjoncture internationale pesait également sur l’économie européenne, citant notamment la surproduction chinoise, le déficit commercial américain et le manque d’investissement en Europe.

Contexte de crise géopolitique

Il a néanmoins salué le maintien de la France au premier rang européen en matière d’attractivité pour les investissements étrangers, selon le dernier baromètre publié par EY.

Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques persistantes et des incertitudes économiques mondiales, alors que la situation au Moyen-Orient frappe de plein fouet l’économie mondiale.

Depuis les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran le 28 février, suivies de représailles iraniennes et de la fermeture du détroit d’Ormuz, les tensions restent élevées dans la région.

Un cessez-le-feu instauré le 8 avril sous médiation pakistanaise demeure fragile, malgré sa prolongation par Donald Trump, qui maintient parallèlement un blocus maritime autour des ports iraniens.


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