
Le Sommet sur l’innovation dans l’énergie nucléaire en Afrique (NEISA 2026) s’est ouvert le 18 mai à Kigali et se poursuivra jusqu’au 21 mai, dans un contexte où plusieurs pays africains accélèrent leur transition vers des systèmes énergétiques plus stables et industrialisants.
Réunis à Kigali, chefs d’État, décideurs politiques, régulateurs, investisseurs et acteurs du nucléaire ont discuté des modalités de déploiement de l’énergie nucléaire sur le continent, avec un accent particulier sur les petits réacteurs modulaires (SMR) et les micro réacteurs modulaires (MMR).
Plusieurs résultats sont attendus, notamment la mise en place d’un cadre de référence pour le financement du nucléaire, le lancement de travaux de coopération régionale, ainsi que la consolidation des priorités en matière de préparation institutionnelle et réglementaire.
Transformation de l'économie
Plusieurs décideurs politiques et chefs d’État ont pris part à cette rencontre, notamment la présidente de la République-Unie de Tanzanie, H.E. Dr. Samia Suluhu Hassan, le Premier ministre de la République du Niger, Rt. Hon. Ali Mahamane Zeine, ainsi que Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) travaille avec plusieurs pays du continent afin de soutenir le développement de l’énergie nucléaire à des fins de développement durable.
Intérêt croissant pour le nucléaire
Le rapport Outlook for Nuclear Energy in Africa, (Perspectives de l’énergie nucléaire en Afrique) élaboré dans le cadre de la présidence sud-africaine du G20 en 2025, analyse le rôle du nucléaire dans les transformations énergétiques du continent et met en lumière plusieurs tendances majeures.
Selon ce document, l’Afrique du Sud demeure le seul pays africain disposant d’une centrale nucléaire en activité, mais de nombreux autres États envisagent ou ont déjà entamé des programmes nucléaires. L’Égypte construit actuellement une centrale de quatre réacteurs, dont la mise en service du premier est prévue en 2028.
L’intérêt croissant pour le nucléaire est notamment lié à l’émergence des petits réacteurs modulaires (SMR), des installations de plus petite taille pouvant être fabriquées en usine puis assemblées sur site.
Ces technologies sont présentées comme particulièrement adaptées aux réseaux électriques limités et aux pays disposant de faibles capacités initiales d’investissement, grâce à des coûts initiaux réduits et des délais de construction plus courts.
Elles pourraient également alimenter des zones isolées, notamment dans le secteur minier, et fournir de la chaleur industrielle en plus de la production d’électricité.
Ces ressources, associées à de nouveaux investissements dans la gestion du cycle du combustible, pourraient contribuer à renforcer les bases d’un développement nucléaire élargi en Afrique.











