Arsenal champion de Premier League 2026

La rédaction
10:3120/05/2026, Çarşamba
Yeni Şafak
Arsenal remporte la Premier League 2025-2026 après 22 ans d’attente. Mikel Arteta offre aux Gunners un titre historique.
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Arsenal remporte la Premier League 2025-2026 après 22 ans d’attente. Mikel Arteta offre aux Gunners un titre historique.

Arsenal a officiellement remporté la Premier League 2025-2026, mettant fin à 22 années d’attente pour ses supporters. Le nul de Manchester City face à Bournemouth a permis aux hommes de Mikel Arteta de décrocher mathématiquement le titre. Les Gunners remportent ainsi leur premier championnat depuis la saison des Invincibles de 2003-2004. Ce sacre récompense plusieurs années de reconstruction sous la direction du technicien espagnol. Arsenal vise désormais un doublé historique avec une finale de Ligue des champions à venir face au PSG.

Vingt-deux ans. C'est le temps qu'auront attendu les supporters d'Arsenal pour célébrer un nouveau titre de champion d'Angleterre. Mardi 19 mai 2026, le match nul concédé par Manchester City sur la pelouse de Bournemouth (1-1) a définitivement scellé le sacre des Gunners en Premier League, à une journée de la fin du championnat. Une libération pour Mikel Arteta, son effectif et tout un club qui vivait dans l'ombre de l'épopée des Invincibles de 2003-2004.


Un titre arraché à la régulière face à Manchester City


Le scénario aura tenu en haleine jusqu'au bout. La veille, lundi soir, Arsenal avait pris l'avantage en battant Burnley (1-0) à l'Emirates Stadium, dans un stade déjà acquis à la fête. Pour forcer un dénouement à la dernière journée, Manchester City devait impérativement s'imposer à Bournemouth. Le club de Pep Guardiola n'y est pas parvenu, concédant un match nul 1-1 au Vitality Stadium qui a sonné comme un coup de grâce pour ses ambitions.

Avec quatre points d'avance et une seule journée à disputer, les Gunners ne pouvaient plus être rejoints. Le sacre est devenu mathématique. C'est le quatorzième titre de champion d'Angleterre de l'histoire du club, le quatrième en ère Premier League, mais surtout le premier depuis la mythique saison 2003-2004 d'Arsène Wenger.

Sur les réseaux sociaux, le milieu de terrain Declan Rice a résumé le moment d'un message limpide:
"Je vous l'avais dit… c'est fait."
À l'Emirates et autour du centre d'entraînement de London Colney, où les joueurs étaient réunis pour suivre la rencontre, les célébrations ont éclaté instantanément. Des fumigènes, des chants, et le visage de supporters qui n'avaient parfois jamais connu un Arsenal champion.

Arteta, du "presque bon" au statut de bâtisseur


L'histoire de ce titre, c'est d'abord celle d'un homme: Mikel Arteta. Nommé à la tête du club en décembre 2019, l'Espagnol a longtemps cristallisé les critiques. Trois saisons consécutives à la deuxième place de Premier League, des demi-finales perdues, et cette étiquette tenace de "presque gagnant" qui collait à la peau du club londonien.

L'an dernier encore, Gary Neville pointait sur Sky Sports que le maintien d'Arteta à son poste relevait du miracle managérial dans un football où la patience s'est faite rare. Mais la direction d'Arsenal a tenu bon. Elle a continué à investir massivement, débloquant plus de 260 millions de livres à l'été 2025 pour faire venir Martín Zubimendi, Eberechi Eze, Noni Madueke et Viktor Gyökeres. Un pari osé, mais aujourd'hui payant.

À 43 ans, Mikel Arteta devient le premier ancien joueur de Premier League à remporter le trophée en tant qu'entraîneur. Il rejoint le panthéon d'Arsène Wenger, son lointain prédécesseur, et marche dans les pas de son mentor Pep Guardiola, qu'il a longtemps secondé à Manchester City avant de prendre son envol.


Une recette tactique de pied arrêtés


Comment expliquer ce sacre ? La réponse est moins glamour que prévue: les coups de pied arrêtés. Cette saison, Arsenal a inscrit 35 buts sur phases arrêtées toutes compétitions confondues, un total supérieur à tout autre club du top 5 européen sur chacune des dix dernières saisons. Une véritable signature.

Derrière, l'efficacité défensive du gardien David Raya, lauréat pour la troisième saison consécutive du Golden Glove de la Premier League, et la solidité du duo central Saliba-Gabriel ont fait le reste. Dix-neuf clean sheets cette saison en championnat, des buts répartis sur l'ensemble de l'effectif, Gyökeres en tête, mais aussi Saka, Eze, Trossard, Zubimendi, Rice et Merino, et une moyenne d'âge particulièrement basse pour un champion européen.

Le bilan parle de lui-même: 25 victoires, 7 nuls, 5 défaites en 37 journées disputées, et 82 points au compteur.


Burnley et Wolverhampton relégués, West Ham en barrages


Au-delà du sacre des Gunners, cette 37e journée a aussi scellé d'autres destins. En bas du tableau, Burnley et Wolverhampton sont officiellement relégués en Championship.

West Ham, 18e avec 36 points, occupe la place de barragiste à une journée de la fin. La lutte pour les places européennes restantes se jouera dimanche prochain entre Manchester United (3e, 68 points) et Aston Villa (4e, 62 points), les deux derniers tickets pour la Ligue des champions étant encore à prendre.


Cap sur Budapest: la Ligue des champions en ligne de mire


Le calendrier ne laisse pourtant pas de répit aux nouveaux champions d'Angleterre. Dans onze jours, samedi 30 mai, Arsenal disputera à Budapest la finale de la Ligue des champions face au Paris Saint-Germain, tenant du titre. Une affiche colossale qui pourrait offrir aux Gunners leur tout premier sacre européen majeur, eux qui n'ont jamais remporté la Coupe d'Europe des clubs champions.

L'enjeu est historique. Si Arsenal s'impose au Puskás Aréna, le club londonien réalisera l'un des plus beaux doublés championnat-Ligue des champions de la dernière décennie. Le PSG, lui, vient d'être sacré champion de France pour la quatorzième fois et reste sur une saison de très haut niveau, malgré la blessure récente d'Ousmane Dembélé.

D'ici là, Arsenal disputera son dernier match de Premier League dimanche 24 mai face à Crystal Palace, l'occasion de soulever le trophée devant ses supporters dans un Emirates Stadium en fusion.


Une nouvelle ère qui commence


Pour beaucoup d'observateurs, ce titre n'est pas une fin, mais un début. Arsène Wenger lui-même, contacté par le club, a salué un sacre qui pourrait inaugurer une période de domination. L'effectif d'Arteta, l'un des plus jeunes du championnat, est conçu pour durer.

Avec un Bukayo Saka encore en pleine ascension, un William Saliba désormais cadre confirmé, et de jeunes talents comme Max Dowman en passe d'émerger, Arsenal a les armes pour ne pas laisser ce titre sans suite.

L'ère Guardiola à Manchester City pourrait, elle, toucher à sa fin. Un vide au sommet du football anglais s'ouvrirait alors, et les Gunners semblent les mieux placés pour l'occuper. Vingt-deux ans après les Invincibles, l'Emirates retrouve enfin son trône. Reste désormais à le défendre.


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