Les autorités européennes annoncent le démantèlement du service VPN "First" utilisé par des "cybercriminels"

La rédaction avec
11:2022/05/2026, Cuma
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Selon le parquet de Paris, 83 dossiers de renseignement concernant 506 usagers ont été transmis aux pays partenaires.
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Selon le parquet de Paris, 83 dossiers de renseignement concernant 506 usagers ont été transmis aux pays partenaires.

Les autorités judiciaires françaises et néerlandaises ont annoncé jeudi le démantèlement du service de réseau privé virtuel "First VPN", présenté comme un outil largement utilisé par des cybercriminels pour dissimuler leur identité lors d’activités illégales en ligne, ont rapporté les médias français.

L’opération, menée les 19 et 20 mai avec l’appui d’Eurojust et d’Europol, a mobilisé plusieurs pays européens, de Paris à Kiev en passant par Amsterdam et La Haye.

Dans un communiqué, la procureure de Paris Laure Beccuau a indiqué ce jeudi, que
"trente-trois serveurs ont été saisis dans différents pays d’Europe"
.
Selon les enquêteurs, le service était régulièrement promu sur des forums russophones spécialisés dans la cybercriminalité comme un moyen d’échapper aux forces de l’ordre.

83 dossiers de renseignement

Une enquête avait été ouverte en décembre 2021 par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, après l’identification récurrente de l’utilisation de ce service dans des affaires de rançongiciels, de fraudes massives, de vols de données et d’autres infractions visant notamment des victimes françaises.

Les autorités européennes affirment avoir recueilli de nombreuses données sur les utilisateurs du service. Selon le parquet de Paris, 83 dossiers de renseignement concernant 506 usagers ont été transmis aux pays partenaires.

Cette opération intervient quelques semaines après une autre action internationale ayant conduit au démantèlement d’un réseau utilisé par des cybercriminels pour exploiter des modems et objets connectés piratés.

Selon le parquet de Paris, près d’un million de modems infectés avaient alors été déconnectés du réseau criminel et plusieurs millions d’euros en cryptomonnaies saisis ou gelés.


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